Crise des réfugiés – Le Luxembourg irrité par l'appel de Berlin et Vienne

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Crise des réfugiésLe Luxembourg irrité par l'appel de Berlin et Vienne

Le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, a vivement critiqué mardi l'appel de Berlin et Vienne à un sommet extraordinaire de l'UE sur l'accueil des réfugiés.

Angela Merkel et son homologue autrichien, qui se sont entretenus mardi à Berlin, ont téléphoné au président du Conseil européen, Donald Tusk, pour réclamer «la tenue la semaine prochaine d'un Conseil extraordinaire de l'UE» sur la crise migratoire.

Angela Merkel et son homologue autrichien, qui se sont entretenus mardi à Berlin, ont téléphoné au président du Conseil européen, Donald Tusk, pour réclamer «la tenue la semaine prochaine d'un Conseil extraordinaire de l'UE» sur la crise migratoire.

AFP

«Nous ne sommes certainement pas dans l'Union africaine», a critiqué Jean Asselborn, interrogé par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, déplore l'initiative de la chancelière allemande Angela Merkel et de son homologue autrichien Werner Faymann.

Les deux dirigeants, qui se sont entretenus mardi à Berlin, ont téléphoné au président du Conseil européen, Donald Tusk, pour réclamer «la tenue la semaine prochaine d'un Conseil extraordinaire de l'UE» sur la crise migratoire, la plus grave depuis 1945 en Europe, a annoncé Mme Merkel. Il s'agit pour Berlin et Vienne de porter le dossier au plus haut niveau, au lendemain de l'échec d'une réunion des ministres de l'Intérieur de l'UE, n'ayant pu s'accorder sur une répartition contraignante des réfugiés.

Respect des procédures européennes

La Slovaquie a également réclamé un sommet européen, mais pour s'opposer au système de quotas prôné par l'Allemagne. «Il faut laisser les ministres faire leur travail», a exhorté Jean Asselborn, appelant au respect des procédures européennes. Donald Tusk, qui avait annoncé la semaine dernière qu'il convoquerait les 28 chefs d’État et de gouvernement de l'UE si les Européens ne surmontaient pas leurs divisions sur l'accueil des migrants, a promis de rendre sa décision jeudi.

En attendant, les ministres de l'Intérieur de l'UE se retrouveront mardi prochain en réunion extraordinaire à Bruxelles pour retenter de s'entendre sur une répartition de 120 000 migrants entre eux, selon la présidence luxembourgeoise de l'UE.

(L'essentiel/AFP)

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