Jean-Claude Juncker – «Le Luxembourg n'est pas une île»

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Jean-Claude Juncker«Le Luxembourg n'est pas une île»

LUXEMBOURG - Jean-Claude Juncker a évoqué vendredi les différents défis qui attendent le Grand-Duché lors d'un discours devant les représentants des Chambres internationales de commerce.

Pour le Premier ministre, «la période douce de la place financière» est terminée.

Pour le Premier ministre, «la période douce de la place financière» est terminée.

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«Le Luxembourg n'est pas une île et pourtant j'observe dans ce pays des comportements insulaires qui m'effraient.» Jean-Claude Juncker n'a pas mâché ses mots vendredi matin lors de son discours devant les représentants des chambres internationales de commerce, réunis à Luxexpo. Évoquant tour à tour la situation économique mondiale, puis celle de la zone euro, le Premier ministre luxembourgeois n'a pas hésité à lâcher quelques commentaires concernant les différentes situations du Grand-Duché.

Répondant aux critiques internationales sur le système de l'index, Jean-Claude Juncker s'est dit conscient des problèmes liés à ce système, tout en assurant que ce dernier serait maintenu. «L'indexation automatique des salaires est un problème, mais son abrogation en serait un aussi». Un avis qui vient également soutenir l'accord trouvé entre syndicats et gouvernement sur la mise en place d'une seule tranche indiciaire en 2011 et les concessions réalisées sur la question des frais de déplacement.

«Le Luxembourg doit évoluer»

Et dans son discours le Premier ministre ne s'est pas gêné pour lancer une pique au patronat. «Je n'arrive pas verbalement à faire la différence entre les propos tenus par les syndicats et ceux formulés par le patronat», s'est-il étonné. Autre point évoqué, la question des assurances pensions. «À l'horizon 2025, une réforme du système des pensions sera nécessaire pour en assurer le financement. Il faudra travailler plus longtemps et améliorer le taux d'emploi des 55-65 ans dans les entreprises luxembourgeoises.»

Insistant sur la nécessité pour le pays de se diversifier dans le cadre d'une économie mondialisée, le dirigeant luxembourgeois a mis en avant le fait que «la période douce de la Place était finie». Un constat qui induit l'obligation, pour le Luxembourg, d'accroître sa productivité, notamment dans les secteurs de l'industrie, du commerce et des services notamment. «Comme tous les pays, le Luxembourg doit évoluer. Je sais que les réformes économiques et sociales sont difficiles, mais elles sont nécessaires.»

Jmh/L'essentiel Online avec Denis Berche

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