Emplacement de la FixerstuffLe plan B de Paul Wurth accueilli avec défiance
LUXEMBOURG - Il faut arriver au bout de la procédure judiciaire
concernant la Fixerstuff
avant d'envisager une solution de rechange.

Pour l'instant, pas question de changer l'emplacement de la nouvelle Fixerstuff, qui reste prévue près de la gare.
L'essentielSi, au ministère de l'Éducation nationale, on confirme que les ministres concernés ont bien la proposition sur leur bureau, celle-ci ne semble pas soulever un enthousiasme débordant. Pour mémoire, Marc Solvi, le patron de Paul Wurth, avait proposé la semaine dernière de laisser des terrains à disposition pour le futur lycée des professions de santé, le centre d'échange de seringues étant construit à l'emplacement prévu pour l'établissement, près de la route de Thionville, là même où se trouve la Fixerstuff provisoire.
Pas forcément l'idée du siècle pour Alain Origer, le coordinateur «drogues» du ministère de la Santé. «Pour l'instant, on n'en a pas du tout discuté, parce qu'il y a une procédure en appel», explique-t-il. «Si nous cherchons des solutions de rechange, nous serons moins crédibles devant le tribunal». De plus, il estime que la proposition de Paul Wurth revient à «renvoyer la balle de l'autre côté des rails. Nous rencontrons là aussi de fortes résistances».
Du côté du ministère de l'Éducation nationale, on refuse de se prononcer pour l'instant. «Il faudra que cette proposition soit discutée en Conseil de gouvernement, tant que ce n'est pas fait, on ne peut pas envisager de solution».
Jérôme Wiss