Vitesse au Luxembourg – Le premier radar-tronçon en service le 15 juin

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Vitesse au LuxembourgLe premier radar-tronçon en service le 15 juin

GONDERANGE – François Bausch, ministre de la Mobilité, a présenté lundi le premier radar-tronçon du pays. D'autres projets du même genre sont dans les cartons.

Envisagé depuis des mois, annoncé pour le début d’année puis repoussé en raison de la crise sanitaire, le premier radar-tronçon du Luxembourg arrive enfin. Il sera en service le 15 juin, soit lundi prochain, a annoncé lundi François Bausch (Déi Gréng), ministre de la Mobilité. L’installation de l’outil s’inscrit «dans le cadre de l’action globale de sécurisation des routes», indique le ministre, qui rappelle l’installation de 24 radars fixes depuis 2016.

Le secteur choisi pour le premier radar-tronçon est, comme annoncé préalablement, un tronçon de 3,8 km entre Gonderange et Waldhof, au nord de la capitale. Une phase de test a d’ailleurs eu lieu. «Il s’agit d’un secteur où il y a eu énormément d’accidents», indique le ministre. Concrètement, deux colonnes semblables à un radar fixe sont installées aux deux extrémités du tronçon. «Elles relèvent les plaques d’immatriculation à l’entrée et à la sortie, puis calculent la vitesse moyenne des véhicules, explique Georges Goebel, de l’Administration des ponts et chaussées. Si la vitesse moyenne était trop élevée, un flash apparaît puis une amende est envoyée à l’automobiliste».

Apport «négligeable» pour les finances publiques

La vitesse est limitée à 90 km/h pour les voitures, 75 pour les camions ou voitures avec remorques. «Le radar reconnaît si le véhicule qui passe est une voiture ou un camion, précise Georges Goebel. Il reconnaît la remorque si elle est suffisamment large. Dans le cas contraire, pas systématiquement». Comme pour les radars fixes, c’est la société allemande Vitronic qui a été choisie comme opérateur. Les données sont envoyées au système de contrôle et de sanctions automatisées (CSA) puis supprimées dans les délais prévus par la loi de 2015.

L’opération a bien un but de sécurité routière et ne sert pas à renflouer les finances publiques, a précisé François Bausch. «Ce que je remarque, c’est la baisse régulière du nombre d’accidents sur les routes du pays. Ce que les amendes rapportent est absolument négligeable par rapport au budget de l’État». D'autres radars-tronçons pourraient apparaître à l’avenir dans le pays, mais une analyse du premier équipement sera d’abord réalisée d’ici la fin de l’année. Le ministre a également évoqué le radar à feu rouge de la place de l’Étoile, dans la capitale, qui sera en service en décembre ou janvier prochain.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

Schieren toujours au top

François Bausch a profité de la présentation pour annoncer le «Top 10 des radars 2016-2020». Le radar fixe de Schieren reste largement en tête des flashs, avec 241 585 avertissements taxés, soit 21,1% du total. Il devance celui de Merl (15%) et celui de Lipperscheid (7,8%). Réunis, les radars mobiles assurent 13,6% des contraventions.

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