Selon les Etats-Unis – Le tir de missiles n'a «rien à voir» avec la Syrie

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Selon les États-UnisLe tir de missiles n'a «rien à voir» avec la Syrie

Selon le Pentagone, le missile tiré ce mardi en Méditerranée dans le cadre d'un exercice israélo-américain était un «test» qui n'est en rien lié à une éventuelle intervention américaine en Syrie.

«Cet essai n'avait rien à voir avec l'examen par les États-Unis d'une action militaire pour répondre à l'attaque chimique en Syrie», a affirmé le porte-parole du Pentagone, George Little dans un communiqué. «Tôt ce matin, le département américain de la Défense a fourni une assistance technique et un soutien à l'agence antimissile israélienne pour un vol d'essai d'un missile-cible Sparrow au-dessus de la Méditerranée», a expliqué le porte-parole.

Cet essai était selon lui planifié «de longue date» afin d'évaluer la capacité du système de défense antimissile israélien Arrow à détecter, suivre et échanger l'information à propos d'une «menace simulée contre Israël», a-t-il ajouté. Le ministère russe de la Défense, qui a dépêché plusieurs navires en Méditerranée ces derniers jours pour surveiller les préparatifs d'opération militaire contre le régime de Bachar al-Assad, avait indiqué dans la matinée avoir détecté le lancement de deux missiles balistiques tirés de la partie centrale de la Méditerranée vers la côte est».

Le ministre israélien de la Défense a par la suite reconnu avoir tiré en coordination avec l'armée américaine un missile-cible Anchor, la dénomination israélienne du Sparrow. «Il s'agit du premier tir d'essai de cette version du missile, qui a été conduit (...) au-dessus de la Méditerranée. Tous les éléments du système ont fonctionné conformément à la configuration opérationnelle», précise le ministère israélien dans un communiqué.

Cet essai intervient alors qu'Israël a annoncé la semaine passée le déploiement de systèmes d'interception anti-missiles à Tel-Aviv pour se prémunir de tout débordement ou représailles en cas d'intervention militaire en Syrie. Les moyens israéliens vont du système de défense Iron Dome contre les missiles et roquettes de courte portée, au programme Arrow III contre les missiles balistiques.

(L'essentiel Online/AFP)

Les destructions dépassent 1 500 milliards de dollars

Le coût des destructions provoquées par le conflit dévastateur en Syrie dépasse les 1 500 milliards de dollars, indique une étude publiée mardi par le quotidien syrien Al-Watan, proche du pouvoir. L'étude menée par un expert immobilier, Ammar Youssef, évalue le coût des dégâts à 1573 milliards de dollars. Les bombardements, les combats et les sabotages ont détruit en deux ans et demi de manière totale ou partielle 1,5 million d'habitations. Et les infrastructures ont également été sérieusement touchées, selon cette étude. Si la reconstruction est engagée aujourd'hui, elle devrait coûter 73 milliards de dollars, estime cet expert. Le pays aurait besoin de 10 000 chantiers où travailleraient 30 corps de métier, 15 000 camions et 10 000 bétonnières. Les besoins en béton s'élèveraient à 400 millions de m3 et celles en fer à 30 millions de tonnes. Pas moins de 6 millions d'ouvriers devraient être mobilisés pour faire tourner tous ces chantiers, selon cette étude.

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