Fusillade dans un lycée – Le tireur de Seattle était «gentil» et «populaire»

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Fusillade dans un lycéeLe tireur de Seattle était «gentil» et «populaire»

Un élève a ouvert le feu vendredi dans la cafétéria de son lycée, dans la région de Seattle, tuant une camarade de classe et en blessant quatre autres. Il s'est ensuite donné la mort.

L'alerte a été donnée vendredi matin vers 10h30 locales (19h30 au Luxembourg) au lycée Marysville-Pilchuck dans l'Etat de Washington. Le tireur, décrit comme une star de l'équipe de football de l'école par les médias locaux et les lycéens, a ouvert le feu à l'heure du déjeuner après une bagarre, semant la panique dans l'établissement, selon plusieurs témoins.

Toutes les victimes sont mineures et trois des quatre blessés sont dans un état critique après avoir été blessés par balle à la tête, a déclaré le médecin en chef au centre médical régional.

Quatre grosses explosions

Un responsable du district scolaire, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré que l'agresseur était un étudiant d'origine amérindienne, étudiant de première année apprécié de ses camarades et membre des équipes de lutte et de football de l'établissement.

Le tireur «était juste assis, silencieux, tout le monde parlait. Tout d'un coup, je l'ai vu se lever, sortir quelque chose de sa poche et puis j'ai entendu encore quatre grosses explosions», a détaillé un lycéen, sur CNN.

Un «garçon gentil»

«J'ai vu trois gamins tomber de leur table sur le sol, comme morts. Je me suis précipité sous une table pour m'abriter», a-t-il poursuivi. Il décrit l'arme comme un petit revolver, qui semble s'être enrayée après quelques coups de feu.

Il a ajouté sur la chaîne d'information que le tireur était «un garçon gentil» que tout le monde connaissait à l'école: «Il avait l'air parfaitement normal juste avant. Je me souviens lui avoir parlé».

Messages d'abattement sur Twitter

Un élève a affirmé au «Seattle Times» que le suspect «en voulait à une jeune fille qui refusait de sortir avec lui, et qu'elle faisait partie des personnes sur lesquelles il a tiré».

La police n'a pas commenté ces informations, ni évoqué les possibles mobiles de l'attaque. Mais le responsable scolaire et des témoins ont expliqué qu'une bagarre avait auparavant eu lieu avec un autre élève. Ce dernier figure parmi les blessés.

Sur son compte Twitter, ses récents messages avaient cependant une tonalité obscure, apparemment après une rupture amoureuse. Le dernier, datant de jeudi, disait: «Cela ne va pas durer... cela ne va jamais durer». Deux jours plus tôt il écrivait: «J'ai l'air de le digérer mais en fait non... Je n'en serai jamais capable».

(L'essentiel/AFP)

«Il est temps d'agir»

Les fusillades meurtrières sont un phénomène récurrent aux États-Unis, y compris dans les écoles, qu'il s'agisse d'un lycée de Columbine (13 morts dans le Colorado en 1999), d'une fusillade sur le campus de Virginia Tech (32 morts en 2007), ou encore à l'école primaire Sandy Hook de Newtown (26 morts dont 20 enfants en 2012 dans le Connecticut).

Comme à chaque tuerie, des voix s'élevaient vendredi dans les médias américains et les réseaux sociaux pour demander plus de contrôle des armes à feu. Le chef de la police de Marysville s'est lui-même insurgé vendredi lors de la conférence de presse: «Il est temps pour nous d'examiner nos valeurs et d'arrêter cela. Il est temps pour nous d'agir.»

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