Le ton monte entre les USA et le Pakistan
Sept ans après le 11 septembre, Washington va encore
intensifier ses actions sur le sol pakistanais.

Une quinzaine de civils pakistanais ont trouvé la mort après un raid américain.
Avec des dizaines de milliers de ses soldats empêtrés dans une guerre qui s’intensifie en Afghanistan contre les talibans, le chef d’état-major de l’armée américaine, l’amiral Michael Mullen, a annoncé avoir ordonné une nouvelle stratégie militaire prenant en compte «les deux côtés de la frontière».
Au même moment, son homologue pakistanais, le général Ashfaq Kayani, jurait que son armée ne tolérerait plus les raids terrestres et les nombreux tirs de missiles américains qui n’épargnent pas les civils dans les zones tribales pakistanaises, frontalières de l’Afghanistan.
Washington est convaincu que les talibans et al-Qaïda ont reconstitué leurs forces dans ces régions, pour s’attaquer aux troupes étrangères en Afghanistan et préparer des attentats dans les pays occidentaux. Les spécialistes d’al-Qaïda reconnaissent unanimement que le nord-ouest du Pakistan est devenu «le nouveau front de la guerre contre le terrorisme».
Le New York Times assurait d’ailleurs que le président Bush avait autorisé secrètement en juillet les forces spéciales américaines à mener des raids terrestres dans le nord-ouest du Pakistan.
C’est ce qui s’est passé à l’aube du 3 septembre, quand des hélicoptères américains ont attaqué un village, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.