Le traité de Lisbonne dans l'attente au Luxembourg

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Le traité de Lisbonne dans l'attente au Luxembourg

LUXEMBOURG - Les députés européens ont approuvé le traité de Lisbonne qui doit être ratifié prochainement par le Luxembourg.

Nicolas Schmit (à d.) s'est entretenu avec le président du groupe socialiste au PE, l’Allemand Martin Schultz. (editpress)

Nicolas Schmit (à d.) s'est entretenu avec le président du groupe socialiste au PE, l’Allemand Martin Schultz. (editpress)

Les députés européens ont approuvé, hier, à une très large majorité, mais sans enthousiasme, le traité de Lisbonne. Celui-ci remplace le projet de Constitution rejeté par référendum par les Français et les Néerlandais en 2005.

En présence de Nicolas Schmit, ministre luxembourgeois des Affaires européennes, 525 eurodéputés ont voté pour, 115 contre et 29 se sont abstenus. «Ce traité est un compromis pour sortir de la crise, de l’impasse. À ce jour, cinq États - France, Hongrie, Slovénie, Roumanie et Malte - l’ont ratifié par la voie parlementaire et dix autres ont engagé le processus. Un seul pays, l’Irlande, a prévu de consulter ses citoyens par référendum, car sa loi l’y oblige», explique Nicolas Schmit.

Au Luxembourg, le processus de ratification est lancé. Le projet de loi a été déposé au début de cette année. Il est actuellement examiné par le Conseil d'État, avant un retour devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des députés. «Si tout se passe bien, la ratification pourrait intervenir d'ici deux ou trois mois», dit Nicolas Schmitt.

L’objectif est que les 27 pays membres aient ratifié le traité avant fin 2008 pour une entrée en vigueur en 2009. Pendant ce temps, les discussions se poursuivent à tous les niveaux pour la mise en application. «Quelques questions importantes ne sont pas encore complètement résolues, notamment celle des pouvoirs du futur président du Conseil européen».

Et Nicolas Schmit de prévoir que les nominations de cet homme «providentiel» et du Haut représentant pour la politique étrangère pourraient avoir lieu dans la moitié du second semestre 2008. «Pendant la présidence française de l'Union européenne, je pense que le président Nicolas Sarkozy aura un grand plaisir à organiser la sélection des candidats».

Candidat dont pourrait faire partie le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker qui ne s'est pas encore prononcé officiellement sur le sujet. «Il ne faut jamais se découvrir trop tôt dans ces cas-là», conclut malicieusement Nicolas Schmit.

Denis Berche

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