Défi au Luxembourg – Le verre de vin après le boulot? Elle a dit stop

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Défi au LuxembourgLe verre de vin après le boulot? Elle a dit stop

KOERICH - Mila Morante est l'une des 1 215 personnes ayant participé au mois de janvier sans alcool. Le petit verre de vin après le boulot, avec son mari, c'est terminé!

Ce petit verre de vin dans l'intimité familiale, Mila l'a banni en se lançant, en janvier, dans le Sober Buddy Challenge, ou «mois sans alcool».

Ce petit verre de vin dans l'intimité familiale, Mila l'a banni en se lançant, en janvier, dans le Sober Buddy Challenge, ou «mois sans alcool».

Pexels/L'essentiel

C'était un petit verre de vin, le soir après le boulot, partagé avec son mari. Une habitude, un petit plaisir simple diront les uns, que ne voulait plus Mila Morante, 52 ans. «Pour la santé», d'abord, témoigne cette enseignante d'origine espagnole et installée au Luxembourg, depuis près de quinze ans. Ce petit verre de vin dans l'intimité familiale, elle l'a banni en se lançant, en janvier, dans le Sober Buddy Challenge, ou «mois sans alcool». Un défi national relayé par la Fondation Cancer, auquel ont participé cette année, au Grand-Duché, 1 215 personnes.

«Ça n'a pas été si dur que je pensais, raconte Mila, avec tout le recul nécessaire sur un sujet qui reste très sérieux. Je voulais surtout voir si j'étais capable de tenir un défi». Et ce, même si son mari a continué à lui proposer de temps à autres de trinquer, et que ses amis ont d'entrée de jeu admis qu'ils ne le tiendraient pas, eux, ce défi. Finalement, seule mais très vite, comme un fumeur qui décide d'arrêter de fumer, Mila Morante a appris à dire non lors d'un dîner, à privilégier un verre d'eau, un jus d'ananas... «J'ai redécouvert les cocktails sans alcool», dit-elle.

«Je ne me réveille plus sans raison à 3h»

«L'alcool est le deuxième facteur de risque du cancer, c'est aussi un facteur que l'on peut facilement éviter», rappelle pour sa part Lucienne Thommes, directrice de la Fondation Cancer. Mila concède qu'elle a failli craquer une fois sur l'ensemble du mois de janvier, «un soir après une journée compliquée, je me suis dit que là, il me fallait une bière, vraiment. Et j'en ai finalement pris une sans alcool». 77% des 1 215 participants ont tenu leur pari de ne pas boire une goutte d'alcool durant tout le mois de janvier. Dont l'enseignante, donc: «Ma fille peut vous le confirmer, mon mari aussi», s'amuse-t-elle.

Et les bénéfices, réels, sont arrivés très vite selon elle, même après plusieurs années d'habitude, confirmant les données avancées par la Fondation Cancer. «J'ai perdu 2 kg, je ne me réveille plus sans raison à 3h du matin, ça joue aussi sur ma digestion...», énumère la mère de famille qui continue sur sa lancée depuis le début du mois de février, s'accordant uniquement un écart le week-end en cas d'invitation. Et même si les effets n'étaient que «psychologiques», c'est toujours ça de gagné...

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

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