Espagne – Leonor, 12 ans, honorée comme l'héritière du trône

Publié

EspagneLeonor, 12 ans, honorée comme l'héritière du trône

La fille du roi d'Espagne, Leonor, a reçu ce mardi de son père la plus prestigieuse décoration de son pays, à l'occasion du 50e anniversaire de Felipe VI.

Le roi d'Espagne Felipe VI a fêté mardi ses 50 ans en mettant à l'honneur sa fille de 12 ans, Leonor, l'héritière du trône, à laquelle il a remis la plus prestigieuse des décorations, celle de la Toison d'Or. Un porte-parole du Palais royal avait présenté cet évènement comme «un acte d'importance historique pour le roi et la princesse héritière», de son nom complet Leonor de Todos los Santos de Borbón y Ortiz, princesse des Asturies.

Une façon de souligner «la volonté de permanence de la monarchie parlementaire en Espagne», selon un texte diffusé sur Facebook par le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy. La cérémonie a eu lieu en plein conflit politique entre Madrid et Barcelone, où les indépendantistes veulent tenter d'investir de nouveau à la présidence de la région l'ancien dirigeant de la Catalogne Carles Puigdemont.

«Dignité et intégrité»

Lors de la cérémonie au Palais royal, la princesse au visage angélique est apparue souriante et intimidée, entre son père, souverain depuis juin 2014, et son grand-père, Juan Carlos 1er, qui a régné 38 ans. L'enfant a fait la révérence devant eux, sa mère Letizia et sa grand-mère Sofia, mais elle n'a prononcé aucun discours. Felipe VI lui a remis une miniature du collier de la «Toison d'or», ordre honorifique le plus élevé du Royaume, datant de 1430.

«Toutes tes actions devront être guidées par le plus grand sens de la dignité et l'exemplarité, l'honnêteté et l'intégrité, le sens du renoncement et du sacrifice et ton dévouement sans réserve pour ton pays et pour ton peuple», a dit le roi. En pleines turbulences politiques, la monarchie parlementaire espagnole entend se renforcer. Une centaine des 350 députés sont républicains. Et certains ont même tutoyé le souverain lorsqu'il les a reçus en entretien.

À la fin de son règne, Juan Carlos 1er avait essuyé des critiques, notamment pour être parti chasser l'éléphant en Afrique en galante compagnie en pleine crise économique, tandis que la presse s'interrogeait sur ses liens avec les monarchies du Golfe ou l'opacité de sa fortune. Le mari de la sœur cadette du roi, Inaki Urdangarin, a par ailleurs été condamné en 2017 pour détournement de fonds publics. L'infante Cristina avait été jugée pour complicité de fraude fiscale et relaxée, mais reste à l'écart de la famille royale.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion