Funérailles à Jérusalem – Les adieux à Peres mais pas à ses rêves de paix

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Funérailles à JérusalemLes adieux à Peres mais pas à ses rêves de paix

Des dizaines de dirigeants du monde entier ont rendu vendredi, à Jérusalem, un ultime hommage à Shimon Peres, avec l'espoir que ses rêves de paix ne soient pas enterrés avec lui.

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu pauses before the coffin of former Israeli president and prime minister Shimon Peres during his funeral on September 30, 2016, at Jerusalem's Mount Herzl national cemetery. / AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu pauses before the coffin of former Israeli president and prime minister Shimon Peres during his funeral on September 30, 2016, at Jerusalem's Mount Herzl national cemetery. / AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM

AFP/Nicholas Kamm

Le cercueil de Shimon Peres, mort mercredi à 93 ans, a été mis en terre vendredi à la mi-journée au cimetière national du mont Herzl, à Jérusalem, à quelques mètres d'un autre Nobel de la paix, Yitzhak Rabin. Ses funérailles ont constitué un vibrant hommage à la stature de l'un des pères fondateurs de l'État d'Israël et des artisans des accords d'Oslo censés tracer la voie de la paix avec les Palestiniens et les Arabes.

La présence de Barack Obama, de ses homologues français ou allemand, du Grand-Duc Henri, du prince Charles, du roi d'Espagne et même du président palestinien Mahmoud Abbas rend compte de l'immense respect que s'était attiré Shimon Peres en 70 ans de carrière à tous les postes - Premier ministre, ministre de la Défense, des Affaires étrangères, président.

«Il y aura la paix, Shimon»

Dans son éloge funèbre, Barack Obama a salué l'homme qui avait travaillé avec neuf présidents américains avant lui. En présence du président palestinien et du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, assis au premier rang à distance l'un de l'autre, Obama a ouvert son propos par le constat que la paix dont rêvait Peres était un «chantier inachevé».

Avant Obama, Benjamin Netanyahu a salué en Shimon Peres un «grand homme» pour Israël et pour le monde et, se tournant vers le cercueil de son ancien adversaire, lui a promis: «Il y aura la paix, Shimon». Mais il a reconnu que, pour lui, la sécurité passait avant la paix.

Poignée de main Abbas-Netanyahu

Shimon Peres, mort des suites d'un accident vasculaire cérébral, était le dernier survivant des trois récipiendaires du Nobel de la paix 1994 récompensant leur implication dans le premier accord d'Oslo. L'accord jetait les bases d'une autonomie palestinienne et offrait un espoir, aujourd'hui bien lointain, de règlement du conflit israélo-palestinien.

Il a fallu la disparition de celui avec lequel il avait négocié les accords d'Oslo pour que Mahmoud Abbas effectue sa première apparition publique à Jérusalem, depuis des années. À son arrivée, M. Abbas a serré la main et brièvement discuté avec M. Netanyahu.

(L'essentiel/AFP)

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