Crise au Luxembourg – Les commerces reprennent peu à peu les affaires

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Crise au LuxembourgLes commerces reprennent peu à peu les affaires

LUXEMBOURG – Les commerces non essentiels ont rouvert lundi matin, mais l’affluence n’était pas encore celles des grands jours. Dans l'attente de jours meilleurs.

«Nous sommes très contents d’avoir pu rouvrir, mais la matinée a été calme», indique Mylène, responsable du magasin de prêt-à-porter de la Grand-Rue, à Luxembourg-Ville. Les commerces considérés comme non essentiels ont pu de nouveau accueillir des clients lundi, après deux semaines de fermeture imposée dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19. «Les acheteurs ont commencé doucement à arriver pendant la pause de midi, mais il n’y a pas foule», reprend la commerçante.

Pour attirer le chaland, de nombreux panneaux affichant des promotions sont bien visibles dans les magasins. Il ne s’agit pas des soldes, qui ne pourront débuter que le mercredi 20 janvier, mais de promotions ou de pré-soldes. «Certains ont commencé à se renseigner, ils cherchent de bonnes affaires», a constaté Tamara, vendeuse dans un magasin de chaussures qui fermera ses portes à la fin du mois. «Nous ne ferons donc pas les soldes, mais il y a un déstockage», dit-elle. Rémi et Adèle sont d’abord venus par curiosité dans un magasin de vêtement, «pour repérer les articles en attendant les soldes». Ils vont finalement se laisser tenter, car «il y a déjà des réductions allant jusqu’à -70%», ont-ils remarqué.

Plus loin, l’heure n’était pas encore aux réjouissances pour Sandrine, responsable d'une boutique de vêtements. «Il y a des consignes sanitaires, mais il est difficile de les faire respecter, soupire-t-elle. Certains clients entrent sans masque, d’autres refusent de prendre un panier à l’entrée pour que l’on puisse compter le nombre d'entrées». La première journée de lundi était «correcte» selon elle, «grâce aux promotions». Mais elle constate que le télétravail a «éloigné une partie de la clientèle, en plus de la concurrence des centres commerciaux». Surtout, elle estime qu’avec la crise actuelle, «le secteur manque de perspective». Mais, ajoute-t-elle, «nous ne sommes pas les plus à plaindre».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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