Caravane des migrantsLes demandeurs d'asile resteront au Mexique
Les États-Unis et le futur gouvernement mexicain ont trouvé un accord relatif à la caravane des migrants. Celui-ci satisfait le président américain Donald Trump.

Central American migrants -mostly Hondurans- moving in a caravan towards the United States in hopes of a better life, head to Tijuana in Mexico's Baja California State, after leaving Mexicali on November 19, 2018. - US President Trump has sent about 5,800 troops to the border to forestall the arrival of large groups of Central American migrants travelling through Mexico and towards the US, in a move critics decry as a costly political stunt to galvanize supporters ahead of midterm elections earlier this month. (Photo by PEDRO PARDO / AFP)
AFP/Pedro PardoLe futur gouvernement mexicain a affirmé, samedi, être parvenu à un accord avec l'administration américaine pour que les demandeurs d'asile restent au Mexique pendant que leur demande est examinée aux États-Unis. «Pour l'instant, nous avons trouvé un accord sur cette politique "Rester au Mexique"», a affirmé au Washington Post Olga Sanchez Cordero, la ministre de l'Intérieur du gouvernement du président élu Andres Manuel Lopez Obrador, qui prend ses fonctions le 1er décembre.
Citée dans un article du quotidien américain, elle a évoqué une «solution de court terme». «La solution de moyen et long termes, c'est que les gens cessent de migrer», a-t-elle ajouté. «Le Mexique a les bras ouverts et tout ce qu'il faut, mais imaginez, caravane après caravane après caravane, ce serait aussi un problème pour nous», a-t-elle souligné. «Les migrants à la frontière sud ne seront pas autorisés à entrer aux États-Unis en attendant que leurs demandes soient individuellement approuvées par la justice», a tweeté dans la soirée Donald Trump, semblant confirmer ainsi l'information de Washington Post.
Une caravane de milliers de migrants, essentiellement des Honduriens qui ont quitté leur pays d'Amérique centrale, mi-octobre, pour fuir la violence et la pauvreté, a commencé à arriver à la frontière américaine. Donald Trump, qui a massé des milliers de militaires à la frontière avec le Mexique, a menacé de la fermer totalement si la situation devait dégénérer. Il a aussi pris un décret pour rejeter automatiquement les demandes d'asile déposées par des personnes entrées illégalement aux États-Unis, mais la justice a pour l'heure bloqué cette mesure.
(L'essentiel/afp)