Transports au LuxembourgLes lycées déplorent les retards «systématiques»
LUXEMBOURG – Des établissements du pays évoquent des retards trop fréquents des élèves le matin, à cause notamment des aléas des transports publics.

Le matin, les bus sont ralentis par la circulation et par les chantiers.
Editpress/Isabella Finzi«Les retards le matin sont un vrai problème, cela concerne beaucoup d’élèves, de toutes les classes», déplore Jos Salentiny, directeur de l’Athénée, dans la capitale. Comme dans d’autres établissements du pays, une partie des lycéens arrive systématiquement en retard à cause des transports publics, ralentis par les aléas de la circulation. «Cela génère du stress pour les élèves, surtout lorsqu’il y a un devoir le matin».
«Le problème concerne surtout ceux qui viennent du sud, depuis Hellange et Leudelange, et les endroits où il y a des chantiers», reprend le responsable, qui a «fait part de réclamations aux autorités». Du coup, les bus en provenance du sud partiront dix minutes plus tôt à partir du 10 décembre. Au Lycée Vauban, le personnel encore installé au Limpertsberg, en attendant le déménagement, déplore aussi des «retards fréquents, sur à peu près toutes les lignes». Mais aucune mesure n’a été prise pour le moment.
«Parcours alternatifs»
La situation est à ce point critique au Lycée technique du centre (LTC), également installé au Limpertsberg, que les élèves ont envisagé de faire grève durant la semaine. Un mouvement abandonné après des négociations avec la direction. «Nous avions des retards systématiques, nous avons décidé à la rentrée de ne plus accepter pour la première heure de cours les élèves après cinq minutes de retard», explique le directeur adjoint, Olivier Neumann. Cette mesure avait fait réagir les élèves, qui s’estimaient injustement pénalisés. «Parfois les bus passent, mais il est impossible de monter dedans car ils sont déjà remplis le matin», regrette une élève qui passe 1h30 chaque matin dans les transports. D’après le responsable, la plupart des retardataires venaient de la capitale, donc «les transports ne sont pas toujours fautifs».
«Un travail a été fait avec les élèves pour leur expliquer qu’ils pouvaient emprunter des parcours alternatifs en fonction des retards et des travaux», reprend Olivier Neumann. Il reconnaît tout de même des difficultés pour les élèves venant de loin. L’établissement a prévu de quitter le Limpertsberg dans les années à venir, pour migrer vers un lieu qui reste à définir. «Cela pourrait être Howald, mais rien n’est encore fait, explique le directeur adjoint. Le choix du lieu sera évidemment effectué en fonction de l’accessibilité en transports».
(Joseph Gaulier/L'essentiel)