France/Grand Est – Les travaux publics bloquent des axes routiers

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France/Grand EstLes travaux publics bloquent des axes routiers

ARDENNES - Plus d'une centaine de poids lourds menaient lundi, des opérations escargots sur les axes routiers pour protester contre la hausse des taxes sur certains carburants.

Raison de leur colère: la fin «brutale» du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019 du gouvernement.

Raison de leur colère: la fin «brutale» du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019 du gouvernement.

AFP/Illustration

«Environ 150 poids lourds et porte-engins sont mobilisés depuis 7h30, dans les quatre départements» de la Marne, la Haute-Marne, les Ardennes et l'Aube, a déclaré à l'AFP Guillaume Mangeart, le secrétaire général de la fédération des travaux publics de Champagne-Ardenne. Des opérations escargots sont en cours sur la N44 entre Vitry-le-François et Reims (Marne), sur l'A34 dans les Ardennes avec des passages par Sedan et Charleville-Mézières, ainsi qu'en Haute-Marne sur l'axe Langres-Chaumont.

Des barrages filtrants ont aussi été instaurés autour de l'agglomération rémoise et sur la rocade de Troyes (Aube), selon cette source. Quatre délégations de cette fédération seront reçues en fin de matinée dans les préfectures et sous-préfectures de ces départements pour exposer leurs revendications. Raison de leur colère: la fin «brutale» du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019 du gouvernement.

«Ce sera très difficile de répercuter ce surcoût. Aujourd'hui le gazole est à environ 90 centimes d'euros le litre, au premier janvier il coûtera 1,50 euros, soit une augmentation de 60%», a déploré M. Mangeart, qui demande «le gel de cette mesure» et l'instauration d'une «véritable concertation» sur ce sujet. Elle «représentera une augmentation d'impôts de près de 700 millions d'euros» pour la filière, a assuré la Fédération nationale des travaux publics dans un communiqué.

(L'essentiel/afp)

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