Élections législativesLes Verts avancent à pas décidés dans la campagne
LUXEMBOURG - Lors de leur congrès samedi, les Verts ont navigué entre bilan des quatre dernières années et projection vers le Luxembourg de demain.

Ministres, députés et militants écolos se sont réunis en congrès à Strassen ce samedi matin.
Editpress/Didier SylvestreLe programme électoral des Verts (Déi Gréng) n'est certes pas encore finalisé; il le sera au mois de juin à l'occasion d'un congrès dédié à la question. Mais les contours sont déjà bien avancés. Il sera principalement question de bien vivre ensemble. «Quel sera le Luxembourg de demain? Comment s'organiser pour maintenir la qualité de vie de nos concitoyens? Comment faire pour que nos enfants et petits-enfants aient plaisir à vivre dans ce pays?».
Ces questions, posées par la cheffe de la fraction parlementaire des Verts, Viviane Loschetter, guideront les militants dans la rédaction d'un programme électoral. «Un programme dans lequel les Verts devront affirmer leur identité», a fait valoir, samedi, le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch. Croissance économique maîtrisée, croissance démographique organisée, créations d'emplois ciblées sont autant de pistes à suivre.
Travailler jusqu'au dernier jour
Si Viviane Loschetter estime qu'il a été «fait davantage en quatre ans qu'en 20 ans» en matière de transports, elle s'est bien gardée de citer le chaos quotidien sur les routes ou sur le rail aux heures de pointe en se focalisant plutôt sur la réalisation du tram et du funiculaire.
De son côté, le ministre de la Justice, Felix Braz, a souligné que «la campagne électorale ne sera pas courte. Elle est déjà en cours. Et la meilleure réponse de ce gouvernement aux postures d'un certain parti qui distribue déjà les rôles pour la prochaine législature c'est de continuer à travailler jusqu'au dernier jour».
De son côté, le député européen, Claude Turmes, a régalé l'assistance dans une diatribe contre l'Europe des grandes entreprises. «Quand François Bausch porte plainte contre les constructeurs automobiles, j'appelle ça faire une politique européenne en faveur des citoyens. Ce n'est pas le cas quand on permet à une riche famille grecque de fermer ses usines en Grèce pour venir s'installer au Luxembourg», a-t-il prévenu.
(Patrick Théry/L'essentiel)