C1 - BarrageNice logiquement puni par Naples
Naples a puni Nice de ses erreurs défensives et de son manque de maturité pour s'imposer 2-0 mercredi en barrage aller de la Ligue des champions.

Les Niçois n'ont tout de même pas été surclassés.
AFPLa qualification face à l'Ajax Amsterdam au 3e tour préliminaire était un bel exploit pour les Niçois mais mardi la marche était encore un peu plus haute, un peu trop haute sans doute. Cette marche c'était celle de la vraie Ligue des champions, plus que celle d'un barrage. Troisième du dernier championnat d'Italie et 8e de finaliste de la dernière C1, portée par plus de 50 000 supporters au stade San Paolo, Naples est une équipe de très haut niveau et on a eu confirmation mardi qu'elle était probablement le pire adversaire possible pour les joueurs de Lucien Favre.
Ceux-ci ont tout de même trouvé le moyen d'alourdir d'eux-mêmes le bilan de leur soirée napolitaine avec une double expulsion à la 80e minute, Koziello étant sanctionné d'un rouge direct pour une faute sur Milik, alors que Plea le suivait aux vestiaires après un deuxième avertissement pour contestation. Alors qu'il a vu une quasi-moitié d'équipe le quitter au mercato et qu'il a dû jouer ce match aller sans son duo glamour Sneijder-Balotelli, Favre se serait sans doute volontiers passé de ce handicap supplémentaire en vue du match retour mardi.
Mince espoir pour le match retour
Mais Naples avait fait la différence avant, notamment grâce à son attaquant Mertens, aux jambes beaucoup trop vives pour la défense niçoise. A la 13e minute, il devançait ainsi la sortie bien mal inspirée de Cardinale pour le dribbler et ouvrir la marque. Et à la 70e minute, c'est encore lui qui était fauché dans la surface par Jallet et obtenait ainsi un penalty, transformé par Jorginho pour le 2-0. L'erreur initiale de Cardinale est d'autant plus regrettable que le gardien niçois a pour le reste à peu près tout bien fait, retardant longtemps le break.
Il était ainsi décisif devant Callejon (15e) puis Mertens (21e) ou Insigne (42e et 67e). Les Italiens ont encore eu plusieurs occasions nettes, avec Insigne qui touchait l'extérieur du poteau (51e) ou Souquet qui posait une tête sur sa propre barre transversale (65e). S'ils ont globalement semblé un peu tendres pour un rendez-vous de cet ampleur, les Niçois n'ont tout de même pas été surclassés et gardent un mince espoir pour le match retour.
(L'essentiel/AFP)