«Nous serons la voix du peuple d'Iran en Europe»
LUXEMBOURG -
La communauté iranienne s'organise pour soutenir les siens, victimes de la répression en Iran.
«Les contacts avec la famille et les amis en Iran sont difficiles. Quand les réseaux GSM ne sont pas coupés, et que nous les utilisons, les arrestations débutent», dit Shamira Gharaie. Opposante au régime islamique, Shahmira est réfugiée politique depuis quatre ans. Son frère a été exécuté. Sa famille s'est dispersée.
Comme ses pairs, qu'elle évalue à 2 000 au Grand-Duché, Shahmira assiste dans son pays à la répression sanglante des manifestations d'Iraniens contestant les résultats des élections. «Aujourd'hui, notre peuple n'a plus peur, s'exclame Shahmira, mais face aux armes des policiers anti-émeutes, il est démuni».
Vendredi, l'ASTI appelle en son nom à soutenir les manifestants en Iran. «Le peuple croit que Moussavi peut faire changer la situation». Mais pour elle, autant Ahmadinejad sorti du chapeau des ayatollahs que son opposant incarnent le même régime. Si les Iraniens qui seront là vendredi ont des opinions politiques différentes.
Tous exigent l'arrêt des actes criminels contre le peuple. La libération des prisonniers politiques. Et demandent aux pays européens de couper les relations diplomatiques avec Téhéran pour faire monter la pression. En somme, que le peuple Iranien puisse décider de son avenir par lui-même.