Mobilisation enseignante à Longwy«Nous sommes motivés et déterminés»
Mercredi matin, professeurs, parents d’élèves, élus et même des retraités se sont mobilisés, une fois de plus, au lycée Alfred Mézières de Longwy pour lutter contre les neuf suppressions de postes prévues par le rectorat.
La récente décision du gouvernement, qui envisage de supprimer 16 000 postes dans l’Éducation nationale, a lourdement touché le Pays Haut. C’est pourquoi, mercredi matin, une centaine de personnes a bloqué le lycée Alfred Mézières à Longwy. Dans une ambiance détendue, avec café et croissants, les professeurs, les élus locaux, les élèves et leurs parents distribuaient des tracts aux voitures passant devant l’établissement.
«Nous avons déjà eu plusieurs entretiens avec le recteur d’Académie mais ça n’a rien donné alors nous continuons de nous battre», explique Philippe Spillmann, représentant du syndicat FSU. Un prochain rendez-vous a été fixé au 23 juin, mais pour le syndicaliste, c’est déjà trop tard. «Il y a une volonté du rectorat de laisser trainer les choses pour que le mouvement s’essouffle, mais malgré le bac qui arrive, nous sommes de plus en plus nombreux».
Un collectif régional
Le mouvement est en train de gagner toute la région. Un comité s’est créé avec les lycées de Jarny et Briey qui, eux aussi, bloquaient l’entrée de leur établissement mercredi. Une action nécessaire selon Jean Luc Fournel, conseillé régional, présent à Longwy: «L’éducation n’est pas une marchandise, ça doit rester un service public. Le gouvernement taillade l’enseignement pour le privatiser tout doucement. C’est inadmissible».
Le Proviseur du lycée Alfred Mézières espère que les esprits se seront apaisés pour les premières épreuves du bac qui auront lieu dans huit jours. Mais tous ne sont pas de cet avis. «Si la situation n’évolue pas, nous irons en nombre au comité technique paritaire qui fixe les suppressions de postes. Nous sommes bien organisés et l’union fait la force», scande Philippe Spillmann.
Justine Baldin/lessentiel.lu