Crise migratoire – Nouvelle évacuation d'un campement à Paris

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Crise migratoireNouvelle évacuation d'un campement à Paris

Il s'agit de la 18e opération de démantèlement de camps de réfugiés dans Paris, depuis juin 2015. Les migrants concernés étaient essentiellement soudanais, érythréens et afghans.

L'opération a concerné plusieurs centaines de personnes, dont quelques femmes et enfants, installés sous des tentes et sur des matelas, au milieu des détritus, sous le métro aérien au niveau de la station Stalingrad.

L'opération a concerné plusieurs centaines de personnes, dont quelques femmes et enfants, installés sous des tentes et sur des matelas, au milieu des détritus, sous le métro aérien au niveau de la station Stalingrad.

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Lancée ce mercredi vers 6h20 par les services de l'État, la Ville de Paris et la préfecture de police, le démantèlement s'achevait environ deux heures plus tard, dans le calme, sous la surveillance d'un important dispositif policier. Elle concernait plusieurs centaines de personnes, dont quelques femmes et enfants, installées depuis environ trois semaines dans des tentes et sur des matelas, au milieu des détritus, sous le métro aérien au niveau de la station Stalingrad.

Bien avant le début de l'évacuation, les migrants, parfois avec un sac contenant leurs maigres possessions, le plus souvent les mains vides, regroupés sur les trottoirs sous les arches du métro, attendaient les bus devant les emmener vers des hébergements, en région parisienne ou en province.

800 places

Une fois montés à bord, ils agitent la main en souriant lorsque les véhicules démarrent. «Je ne sais pas où on va, mais ce sera toujours mieux qu'ici», explique dans un mauvais anglais Ahmed, un Afghan qui a fui «la guerre et les talibans», venu il y a quelques jours de Calais, désignant de la main l'espace étroit et insalubre où s'entassent les migrants.

Selon des représentants sur place de la préfecture de région, plus de 800 places d'hébergement leur ont été réservées. Ils doivent y être accueillis pendant un mois, le temps de commencer leurs démarches de demandes d'asile, selon les autorités. «Je n'ai pas dormi de la nuit pour être sûr qu'ils m'emmènent d'ici», assure un Malien, s'apprêtant à monter dans les bus.

Quelques migrants surpris en dehors du campement lors de la mise en place du périmètre de sécurité par les policiers et gendarmes demandaient en vain aux forces de l'ordre à rejoindre leurs camarades. Le campement de Stalingrad avait été évacué une première fois le 7 mars. Près de 400 personnes avaient alors été mises à l'abri, mais il s'était reconstitué quelques jours plus tard.

(L'essentiel/nxp/afp)

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