Nouvelle fraude monumentale en Bourse
Après le scandale Madoff, une nouvelle escroquerie à la Bourse de Londres éclate au grand jour. Des malfrats ont introduit une société en Bourse et ont vendu des actions illégalement.

Les personnes interpellées ont fait en sorte que les actions d'une entreprise augmentent sans dépôts de garantie. (afp)
L'auteur principal de cette fraude de 600 millions de dollars, soit 450 millions d'euros, qui avait débuté en 2003, figure parmi les six personnes interpellées à Madrid.
"À travers de complexes opérations commerciales et boursières, et des falsifications, les personnes interpellées ont fait en sorte que les actions d'une entreprise (cotée à Londres) augmentent, sans dépôts de garantie, avant de s'enrichir avec la postérieure vente frauduleuse de leurs titres", selon selon un communiqué du ministère espagnol de l'Intérieur.
Entrée en bourse frauduleuse
La police espagnole n'a pas dévoilé le nom et l'activité présumée de l'entreprise fictive au coeur de cette fraude, ni l'identité des personnes interpellées.
Quand elle a entamé son activité boursière sur le London Exchange Market en 2003, la société visée "avait indiqué posséder des actifs d'une valeur de 219 millions d'euros", selon la police espagnole. "Plus tard, elle a annoncé plusieurs opérations financières, dont l'obtention d'une garantie sous forme de certificats de crédit internationaux d'une société bancaire brésilienne, dans le but de générer une augmentation de la valeur de ses actions".
"L'enquête a permis de vérifier que l'entrée en Bourse de cette société, ainsi que l'offre publique de ventes d'actions, avaient été obtenues frauduleusement", ajoute la police espagnole, citant des informations des autorités britanniques du Serious Fraud Office.
lessentiel.lu avec AFP
Les personnes impliquées dans cette fraude ont également procédé à "plusieurs fausses annonces dans des médias spécialisés de Londres, afin de susciter un intérêt pour les actions de la société" visée. Elles ont ensuite revendu les actions qu'elles possédaient ou étaient à leur nom, avec de conséquentes plus-values.