Pas de prison pour Aung San Suu Kyi
L'opposante birmane a été condamnée mardi à trois ans de prison et de travaux forcés mais le chef de la junte a commué la peine en 18 mois de résidence surveillée.

La junte n'a pas tapé trop fort: la volonté de ne pas renforcer son adversaire? (AFP)
Un tribunal, réuni à la prison d'Insein, au nord de Rangoun, a reconnu Mme Suu Kyi coupable d'avoir violé les termes régissant depuis 2003 son assignation à résidence. Elle avait brièvement hébergé en mai dernier un Américain, John Yettaw, qui avait réussi bizarrement à nager jusqu'à son domicile, situé au bord d'un lac. Celui-ci a d’ailleurs été condamné mardi à sept ans de prison et de travaux forcés.
Mme Suu Kyi a été condamnée à trois ans de prison et de travaux forcés, mais le ministre des Affaires intérieures, le général Maung Oo, a déclaré que Than Shwe, numéro un de la junte birmane, avait signé un ordre spécial commuant la peine de l'opposante en 18 mois de résidence surveillée.
La lauréate du prix Nobel de la paix a déjà été privée de liberté pendant 14 des 20 dernières années. Si aucune mesure de clémence n'est annoncée d'ici 2010, elle ne pourra pas participer aux élections nationales fixées pour l'année prochaine par la junte.
lessentiel.lu avec AFP