Données personnellesPlainte collective contre Facebook en Espagne
Une organisation espagnole de consommateurs accuse Facebook d'avoir exploité illégalement les données personnelles des usagers, et réclame une compensation par utilisateur.

Plusieurs pays ont porté plainte contre le réseau social.
AFPDans un communiqué, l'Organisation de consommateurs et usagers (OCU) dit qu'en déposant plainte, elle «représentera non seulement les usagers affectés par le scandale Cambridge Analytica mais tous les usagers de Facebook en Espagne», soit 26 millions de personnes. L'organisation indique agir conjointement avec d'autres groupes de consommateurs au Portugal (Deco-Proteste), en Belgique (Test-atachts) et en Italie (Altroconsumo).
OCU «considère que Facebook a enfreint la législation sur la protection des données, en n'informant pas et en ne sollicitant pas l'autorisation des usagers» pour en faire usage. Le 22 mai, le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, avait présenté ses excuses devant le Parlement européen, comme il l'avait fait devant les parlementaires américains, pour les lacunes de son réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.
Successions de plaintes
La société britannique Cambridge Analytica est accusée d'avoir collecté et exploité sans leur consentement les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs de Facebook, à des fins politiques. La justice américaine enquête pour établir si ces informations ont notamment été utilisées pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d'influencer le vote des électeurs aux États-Unis, avant la victoire électorale de Donald Trump.
Lundi, une association française de défense des internautes, La Quadrature du Net, avait annoncé avoir déposé cinq plaintes collectives contre Google, Apple, Facebook, Amazon et LinkedIn, les accusant d'exploiter de manière illégale les données personnelles de leurs usagers. Ces plaintes s'ajoutent à celles déposées dans plusieurs pays par le jeune juriste autrichien, Max Schrems, militant du respect de la vie privée.
(L'essentiel/afp)