La France paralyséePour Juncker, la loi travail «va dans le bon sens»
Le président luxembourgeois de la Commission européenne estime que la loi travail n'est «pas un attentat contre le droit du travail» et veut le maintien du très contesté article 2.

Alors que la France est paralysée par les grèves, protestation contre la loi travail, Jean-Claude Juncker considère lui que cette loi «est une réforme qui va dans le bon sens».
AFP«Ce n'est tout de même pas une réforme monstre» et «pas un attentat contre le droit du travail français», a-t-il déclaré lors d'un déjeuner organisé à Paris par l'Association de la presse présidentielle (APP) française. «Le projet de loi tel qu'il est conçu, à condition que l'article 2 (NDLR: sur la primauté des accords d'entreprises) arrive à survivre, est une réforme qui va dans le bon sens», a-t-il ajouté.
Disant connaître «trop bien la France pour être surpris par la réaction» suscitée par ce projet, Jean-Claude Juncker a confié avoir «suivi toutes les évolutions du droit du travail français» depuis des décennies.
Quelques «rigidités»
Ainsi, pour Jean-Claude Juncker, «qu'on élimine un certain nombre de rigidités semble être un geste législatif approprié». «Il faudrait bien que la France le fasse», a-t-il enchaîné, se disant «impressionné par le fait que tous les États membres de l'Union européenne ou presque et surtout de la zone euro ont su corriger vers le bas les niveaux de chômage». «Tel n'est pas le cas en France», a-t-il en revanche noté.
«Arrivant à Paris, je dois tout de même dire: il faut savoir arrêter une grève», a-t-il poursuivi, avant d'assurer qu'il ne s'agissait pas «de donner une connotation d'actualité à des propos qui datent de plus loin», en l'espèce Maurice Thorez et le Front populaire.
(L'essentiel/AFP)