Florence PorcelPPDA «a fondu sur moi, sans crier gare»
Celle qui accuse l'ex-présentateur de viols s'est confiée à «France Inter» et a expliqué pourquoi il lui était nécessaire de porter l'affaire devant la justice.

Dès qu'elle a déposé plainte il y a un peu plus d'un mois, Florence Porcel a ressenti un «soulagement immédiat»: «J'ai eu besoin de me décharger de cette violence, que j'ai mise entre les mains de la justice», a-t-elle confié à France Inter. Violence qu'elle dit avoir subie de la part de Patrick Poivre d'Arvor, qu'elle accuse de deux viols en 2004 et 2009.
Une plainte nécessaire selon elle parce que «j'ai peur qu'il vole ma vie professionnelle, puisqu'il m'a volé tout le reste. Il a volé ma vie sentimentale, ma vie amoureuse, ma vie sexuelle, qui sont inexistantes parce que je suis incapable, à cause de lui».
«Je voulais reprendre la maîtrise sur ma vie, sur mon propre corps»
Elle raconte qu'après être entrée en contact avec lui pour parler littérature, le présentateur l'a invitée à assister à un JT, le 8 novembre 2004. Elle raconte avoir été «très impressionnée» et quand ils se sont retrouvés dans son bureau et qu'il a fermé la porte, elle «était tout à fait tranquille». Jusqu'à ce qu'il passe «d'un homme accueillant, essayant de mettre à l'aise, à un danger qui a fondu sur moi, sans crier gare, sans me laisser aucun moyen de pouvoir réagir», la laissant «tétanisée, pétrifiée, déconnectée», alors que la jeune femme de 21 ans à l'époque avoue n'avoir eu aucune expérience amoureuse.
Elle entre alors dans le déni, indique-t-elle. Elle le revoit en 2008, pour une relation consentie. Elle raconte qu'elle pensait être «amoureuse» et si elle a tenu à le revoir, c'est parce que «je voulais reprendre la maîtrise sur ma vie, sur mon propre corps et j’ai voulu le revoir dans un contexte que je choisissais, moi, pour reprendre un minimum de contrôle sur cette histoire». En 2009, ils se retrouvent à nouveau mais pour Florence Porcel, leur relation n'a rien de consentie.
«L'impunité, c'est terminé»
Si elle a déposé plainte si longtemps après les faits, c'est «pour dire aux agresseurs, aux hommes qui continuent d'agresser, que OK, ils continuent d'agresser, mais nous maintenant, on ne se tait plus, on porte plainte, on met les affaires devant les tribunaux et l'impunité, c'est terminé».
Après s'être expliqué une seule fois publiquement dans «Quotidien», PPDA a indiqué qu'il réservait sa parole aux enquêteurs qui ne l'ont pas encore entendu dans cette affaire alors que d'autres femmes - qui ont dénoncé les comportements de l'ex-vedette du 20H - ont été auditionnées par la justice, sans pour autant que d'autres plaintes pour viols aient été déposées.
(mc/L'essentiel)