Passerelle à BettembourgPrès d’un millier de trains ont dû être supprimés
LUXEMBOURG – Les députés ont reçu, mercredi, le directeur des CFL, Marc Wengler, pour évoquer les conséquences de l’effondrement du pont piétonnier sur la voie ferrée à Bettembourg.

Jeudi dernier, une passerelle pour piétons en construction s’était effondrée sur la voie ferrée près de la gare de Bettembourg. Les usagers du train s’en souviennent, les cinq jours qui ont suivi ont ressemblé pour beaucoup à un chemin de croix. En tout, 950 trains pour passagers, dont 53 TGV et 21 trains de fret ont été supprimés. «En plus, 23 trains de fret ont dû être réorganisés», a expliqué, mercredi, la présidente de la commission du développement durable, Josée Lorsché (Déi Gréng) aussi élue locale à Bettembourg.
Qui est responsable et combien cela a-t-il coûté économiquement? «Nous n’avons pas eu de réponse. Un expert indépendant a été chargé de l’enquête et son rapport ne sera pas terminé avant le mois de septembre. Les CFL, de leur côté, se refusent à spéculer sur l’une ou l’autre cause», a ajouté la députée écologiste. Si tous s’accordent à dire que l’effondrement aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques à quelques minutes près, les députés veulent se revoir au plus vite pour étudier l’élaboration de plans d’urgence.
«Il faut mettre au point des protocoles pour les accidents ferroviaires et notamment s’ils venaient à se produire sous un tunnel dans le Nord du pays», poursuit Josée Lorsché. Lundi prochain, la commission du développement durable se réunira une dernière fois avant les vacances pour ficeler l’ensemble des projets de loi concernant les projets d’infrastructures. Des projets aussi variés que le doublement de voie, la réfection de postes ou encore la réalisation du pôle multimodal entre Dudelange et Bettembourg.
Patrick Théry