Elisabeth Borne: Quand la nouvelle Première ministre prenait le train au Luxembourg

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Élisabeth BorneQuand la nouvelle Première ministre prenait le train au Luxembourg

PARIS/LUXEMBOURG – Élisabeth Borne, fraîchement nommée Première ministre en France, connaît les réalités des déplacements transfrontaliers.

Élisabeth Borne était en visite au Luxembourg il y a deux ans.

Élisabeth Borne était en visite au Luxembourg il y a deux ans.

Le président français Emmanuel Macron a nommé Élisabeth Borne, au poste de Première ministre en France, ce lundi. Cela faisait plus de 30 ans qu'une femme n'avait plus dirigé un gouvernement chez nos voisins. Au-delà de cette anomalie réparée, la nouvelle Première ministre aura la charge de mettre en place la politique définie par le chef de l'État pour son second mandat.

S'il est encore trop tôt pour évoquer les mesures qui concerneront les frontaliers et plus largement le Luxembourg, rappelons que la nouvelle cheffe du gouvernement français est parfaitement au fait du quotidien des Français, qui se rendent tous les jours au Grand-Duché pour travailler. Et pour cause, lorsqu'elle était ministre des Transports, dans le gouvernement d'Edouard Philippe, cette fidèle d'Emmanuel Macron a emprunté un TER frontalier, en avril 2019, lors d'une visite au Luxembourg, découvrant le «parcours du combattant» sur le sillon lorrain.

«Un RER entre les deux pays»

«C'est vrai qu'il y avait du monde, les gens étaient un peu serrés, il y avait même des passagers debout entre les voitures», avait-elle témoigné, expliquant être «consciente des enjeux, sur cette ligne où le trafic augmente constamment». Celle qui a été par la suite ministre de la Transition écologique, puis du Travail, avait plaidé pour «un véritable RER dans les prochaines années entre les deux pays».

Quelques heures avant de prendre le train, Élisabeth Borne s'était également rendue à Schengen où elle avait notamment pu échanger avec le ministre luxembourgeois François Bausch, sur la mobilité, en particulier sur le développement de la voiture autonome et les défis que cela représente dans les zones frontalières.

L'A31 bis, Cattenom… et les impôts

C'est dans le costume de cheffe du gouvernement français que cette technicienne issue de la gauche aura désormais la charge d'effectuer des arbitrage sur des sujets clés liés à la mobilité des frontaliers, mais également aux relations France-Luxembourg. Parmi ceux-là, la dossier épineux de l'A31 bis, l'exploitation de la centrale nucléaire de Cattenom, qui continue de tendre les relations franco-luxembourgeoises ou encore la nouvelle convention fiscale France-Luxembourg.

D'application l'année prochaine pour le calcul des revenus de cette année, le nouveau texte fait peser le risque d'une hausse d'impôts pour de nombreux frontaliers dont l'époux ou l'épouse travaille en France. Face à la grogne de ces travailleurs frontaliers, le gouvernement français avait décidé d'appliquer la précédente convention pour les revenus de 2020 et 2021.

(th)

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