Covid-19Quelles nouvelles restrictions pour la France?
Le gouvernement français se tient prêt à prendre de nouvelles restrictions sanitaires, même si un reconfinement national ne semble pas à l'ordre du jour dans l'immédiat.
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La France pourrait mettre en place de nouvelles restrictions.
AFP/Nicolas TucatSelon un schéma devenu habituel, des décisions pourraient être prises mercredi, lors d'un conseil de défense sanitaire autour du chef de l’État, à l’Élysée, avant une nouvelle conférence de presse gouvernementale, jeudi. Le chef du gouvernement, Jean Castex, a indiqué lundi, lors d'une réunion avec les chefs de groupe parlementaires, que «le couvre-feu suffit», semblant écarter un troisième reconfinement dans l'immédiat. Mardi, c'est au tour du Var et de la Drôme de voir le couvre-feu avancé à 18h, soit un total de 25 départements concernés, principalement dans l'est de la France.
L'ajout de territoires, voire une généralisation du couvre-feu à 18h, fait partie des hypothèses à l'étude, selon plusieurs sources proches du gouvernement. La semaine dernière, les bars, restaurants et lieux culturels avaient déjà vu leur réouverture repoussée, courant février dans le meilleur des cas. Les universités, où la situation mentale des étudiants inquiète, n'ont repris qu'au compte-gouttes à la rentrée.
Mais les indicateurs penchent vers une circulation plus forte du virus. La semaine dernière, plus de 111 000 personnes ont été testées positives de lundi à vendredi, selon Santé publique France. Près de 97 000 cas avaient été répertoriés la semaine précédente sur sept jours, traduisant déjà une «nette augmentation», avait indiqué l'agence sanitaire.
Le défi du variant britannique
Au-delà de «l'effet Noël et Jour de l'an», le gouvernement attend aussi de savoir à quel point le variant "VOC 202012/01", qui a provoqué une flambée épidémique au Royaume-Uni et submerge les hôpitaux, s'est installé en France? Plusieurs clusters potentiels de ce variant, plus contagieux, ont déjà été repérés dans le pays et les résultats d'une étude nationale, sous l'égide de Santé publique France, sont attendus.
«Ce qui arrive à l'Angleterre risque de nous arriver. Le problème, c'est pas si ça va nous arriver, mais quand», a exposé sur RTL Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris. «Soit nous sommes encore avec 1 à 2% de virus variant sur le territoire, on a un peu plus de temps (...) soit on est déjà à 10 à 20% et il faut se préparer à vivre la situation anglaise dans les jours qui viennent», a-t-elle ajouté. «Peut-être a-t-on un peu plus de temps qu'eux. Et là, il faut utiliser ce temps pour s'organiser pour vacciner», a-t-elle insisté.
Passée la vive polémique sur le démarrage au compte-gouttes de la vaccination, le rythme s'est un peu accéléré, boosté par l'élargissement de la campagne aux professionnels de santé, pompiers, ou aides à domicile de plus de 50 ans ou à risques de formes graves du Covid-19.
(L'essentiel/afp)