«Républicain Lorrain»: motion de défiance contre le rédacteur en chef

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«Républicain Lorrain»«Brutal et borné»: les méthodes du rédacteur en chef irritent

Les salariés de «Vosges Matin», «L'Est républicain» et «Le Républicain Lorrain» ont voté une motion de défiance contre le rédacteur en chef de ces trois titres.

Le management de Sébastien Georges ne passe pas.

Le management de Sébastien Georges ne passe pas.

AFP/LinkedIn

«À la question "faites-vous confiance au rédacteur en chef pour diriger les journaux et assurer l'avenir?", le résultat est sans appel, constate l'intersyndicale (CGT, SNJ-CGT, Filpac-CGT, SNJ et CFDT) dans un communiqué: sur 82% de salariés ayant voté, 92% (258 salariés) ont répondu non à la question posée, 21 ont répondu oui. 42 ne se sont pas prononcés.

«Un suffrage qui entérine le management brutal du rédacteur en chef, Sébastien Georges. Un chiffre qui exprime "un ras le bol" général», poursuit le communiqué. Selon l'intersyndicale, qui réclame le départ de M. Georges, «les journalistes tombent comme des mouches». «Aujourd'hui, ce sont deux rédacteurs en chef adjoints qui s'écroulent, après de longs mois à tenter de raisonner celui qui, depuis 2018, est censé représenter les rédactions».

Dans une lettre aux rédactions des trois journaux, Sébastien Georges dit prendre acte de ce vote: «Je tiens à m'excuser sur la forme de ma communication qui a parfois dépassé le cadre du raisonnable. Je comprends l'émotion suscitée par cette situation et j'en suis profondément désolé et affecté», écrit-il.

Un quatrième adjoint à la rédaction en chef

«La défense des intérêts de nos entreprises et de nos rédactions m'impose, comme à chacun de nous, une forte pression. J'ai commis des maladresses, mais jamais dans le but de blesser ou de nuire. Je m'engage à faire évoluer cette communication et à continuer de valoriser les réussites individuelles et collectives», poursuit-il, se disant à l'écoute des salariés «et disponible pour échanger ces prochains jours».

Christophe Mahieu, directeur général des trois titres, souligne de son côté dans une lettre aux salariés qu'il va, avec la directrice des ressources humaines, «suivre avec attention cette démarche» et veiller «au respect des engagements pris ce jour» par M. Georges. Il annonce également le recrutement d'un quatrième adjoint à la rédaction en chef, et que Sébastien Georges renonce à sa mission de coordination des rédacteurs en chef du groupe Ebra.

Sollicité, le groupe Ebra (Est-Bourgogne-Rhône-Alpes), propriété du Crédit mutuel, n'a pas souhaité réagir. Ebra regroupe neuf quotidiens régionaux où travaillent plus de 1 400 journalistes. Le groupe a déjà été secoué, fin janvier, par la démission de son président Philippe Carli, mis en cause pour avoir «aimé» sur le réseau social LinkedIn des publications de personnalités d'extrême droite.

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(afp)

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