Meurtre en Suède – Sa «haine» des politiques l'a poussé à tuer

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Meurtre en SuèdeSa «haine» des politiques l'a poussé à tuer

Le meurtrier de la ministre suédoise des affaires étrangères, Anna Lindh, tuée en 2003 à Stockholm, a expliqué dimanche, son geste par «la haine envers les politiciens».

Mijailo Mijailovic a assuré dimanche, avoir tué la ministre des Affaires étrangères suédoise en 2003 en raison de sa «haine envers les politiciens».

Mijailo Mijailovic a assuré dimanche, avoir tué la ministre des Affaires étrangères suédoise en 2003 en raison de sa «haine envers les politiciens».

AFP

«J'éprouvais de la haine envers les politiciens, à la fois suédois et serbes. Je les accusais d'être responsables de tous mes échecs», a déclaré Mijailo Mijailovic, un Suédois d'origine serbe condamné à la prison à perpétuité, au tabloïd suédois Expressen. «Je vivais de petites indemnités chômage et maladie, je n'avais aucune formation, aucun avenir. J'étais une personne sans boulot, sans voiture, sans ami, sans aucune chance», a-t-il ajouté.

Lors de son procès en 2004, l'homme, aujourd'hui âgé de 32 ans, n'avait pas expliqué pourquoi il avait agressé la ministre à coups de couteau, se contentant d'affirmer qu'il avait «entendu des voix» lui intimant de passer à l'acte. «Je n'ai pas entendu des voix, ce n'était que des boniments», a assuré Mijailovic au journal. Selon lui, il avait «raconté des sornettes» pour être considéré comme déséquilibré et ainsi éviter la prison. Condamné à perpétuité en première instance, il avait ensuite été condamné en appel à des soins psychiatriques, avant que la Cour suprême ne révise ce verdict en l'envoyant en prison.

Ministre rencontrée par hasard

Après son arrestation, les enquêteurs avaient découvert que le jeune homme avait eu des antécédents psychiatriques. Depuis sa condamnation, il a fait des séjours réguliers dans des cliniques psychiatriques et c'est dans l'une d'entre elles que Expressen l'a interviewé. Le détenu, qui s'est exprimé en serbe, a affirmé qu'il n'avait pas agressé Anna Lindh pour le soutien public qu'elle avait exprimé aux bombardements de l'OTAN contre la Serbie en 1999. «Cela n'avait rien à voir», a-t-il dit.

Selon lui, il aurait pu s'en prendre à un autre responsable politique s'il en avait eu l'occasion. Il s'est trouvé que, le 10 septembre 2003, il portait un couteau sur lui lorsqu'il avait croisé par hasard Anna Lindh devant un grand magasin et l'avait suivie alors qu'elle allait y faire des courses avec une amie, sans garde du corps, a-t-il assuré. Affirmant «vouloir donner une explication» au crime qui avait secoué la Suède, le coupable a affirmé qu'il ne demanderait pas une libération anticipée et qu'il ne s'attendait pas à être pardonné.

(L'essentiel Online/AFP)

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