Sécurité en VilleSur WhatsApp, les riverains réclament davantage de sécurité à la Gare
LUXEMBOURG – Près de la gare à Luxembourg, les résidents vivent au milieu de toxicomanes et de dealers. Ils s'organisent afin de faire changer les choses.


De nombreuses photos de personnes dans les vapes, de déchets sont partagées dans le groupe.
Des photos de détritus en tous genres retrouvés devant chez eux, de personnes inertes dans la rue, de trafic de drogues, des messages de désespoir quant à la situation dans le quartier de la Gare à Luxembourg. Voilà ce qui est publié par les riverains sur le groupe WhatsApp «Quartier Gare - sécurité» créé mi-juillet.
Partant du constat que rien ne bouge et avec les législatives qui approchent, Laurence Gillen - candidate DP lors des dernières communales - et d'autres riverains ont décidé de créer ce groupe. Il compte aujourd'hui 230 membres. Celle qui vit depuis toujours dans le quartier estime aussi qu'il «y a une volonté du gouvernement de ne rien faire pour que cela ne déborde pas dans d'autres quartiers».
«Manifester peut faire bouger les choses»
Une manifestation est prévue le 23 septembre pour réclamer une présence policière accrue, l'amélioration de la sécurité et de la propreté autour de l'école et la mise en place d'actions sociales. Une réunion publique en présence de personnalités politiques pourrait avoir lieu fin septembre. «Manifester avant les élections va peut-être faire un peu bouger les choses. On attend encore l’autorisation de la Ville», ajoute Laurence Gillen.
Johan, 43 ans, vit dans le quartier depuis début 2022 et ne comprend pas «comment dans un si petit périmètre, la police passe et ne fait rien. Il y a moyen de contenir ça. Il n'y a aucune volonté de le faire et c'est cela qui me dérange», expliquer celui qui ne compte pas quitter la Gare pour autant.

Des mesures «pas adaptées»
Luc* et sa famille habitent dans le quartier depuis longtemps. Selon lui, la situation «se dégrade à vue d'œil depuis 3 ou 4 ans». Il estime que les mesures prises pour faire face à la problématique de l'insécurité et de l'insalubrité «ne sont pas adaptées».
Pour améliorer les choses, il faudrait un «accompagnement obligatoire des personnes dépendantes à la drogue mais aussi des sanctions policières et judiciaires plus sévères à l'encontre des dealers», ajoute-t-il. Même s'il se dit attaché à ce quartier il cherche activement à le quitter, car «je ne tiens pas à ce que le premier jouet de mes enfants soit une seringue».
* le prénom a été modifié
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