Présidentielle américaine – Selon Trump, Poutine «a été un leader»

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Présidentielle américaineSelon Trump, Poutine «a été un leader»

Le candidat à la Maison-Blanche a loué mercredi avec insistance les qualités de dirigeant du président russe Vladimir Poutine, bien supérieures selon lui à celles de Barack Obama.

Donald Trump estime que Vladimir Poutine a été un meilleur leader que Barack Obama.

Donald Trump estime que Vladimir Poutine a été un meilleur leader que Barack Obama.

AFP/Mark Makela

À trois semaines d'un premier débat très attendu, et à deux mois du scrutin qui désignera le successeur de Barack Obama, Donald Trump a partagé le même plateau de télévision (mais pas au même moment) que la candidate démocrate Hillary Clinton. En début de semaine, cette dernière s'est ouvertement inquiétée de «graves» interférences de Moscou dans l'élection présidentielle américaine. Tour à tour placés sur la défensive (Clinton sur l'affaire des e-mails et Trump sur son manque total d'expérience en matière de défense et de politique étrangère), les deux rivaux ont assuré être prêts pour assumer le rôle de Commandant en chef de la première puissance mondiale.

Donald Trump, qui a assuré être «totalement préparé» à l'exercice du pouvoir grâce son expérience du monde des affaires, a longuement insisté sur sa volonté de transformer les relations avec la Russie, au plus bas depuis la fin de la guerre froide. «Je pense que j'aurais une très bonne relation avec Poutine. Il a été un leader, beaucoup plus que notre président ne l'a été», a lancé le candidat à la Maison-Blanche, allant plus loin que par le passé dans sa défense de l'homme fort du Kremlin. Le président russe n'est-il pas aussi celui qui a envahi la Crimée et soutenu Bachar el-Assad en Syrie, a interrogé le journaliste de NBC Matt Lauer? «Vous voulez que je commence à énumérer les choses que fait le président Obama dans le même temps»?, a répondu l'homme d'affaires de New York.

Clinton a «la gâchette facile»

La Russie n'est-elle pas soupçonnée d'être derrière le piratage informatique ayant visé le parti démocrate en juillet? «Personne ne le sait avec certitude». Quelques heures avant l'émission, Donald Trump avait affirmé à ses soutiens que s'il accédait à la Maison-Blanche, il ordonnerait à ses généraux de lui présenter dans ses 30 premiers jours un plan pour vaincre l'EI. Le milliardaire a aussi affirmé qu'il augmenterait considérablement le budget de la défense. L'armée a été tellement «affaiblie» qu'elle a besoin d'être renforcée à grande échelle, avec davantage de soldats, d'avions et de navires, a-t-il fait valoir.

Le milliardaire a aussi accusé sa rivale d'avoir «la gâchette facile». «L'héritage de Hillary Clinton en Irak, en Libye, et en Syrie a entraîné seulement du chaos, de la souffrance et de la mort». Dans un registre très différent, Hillary Clinton a, avant lui, mis en avant son expérience à la tête de la diplomatie américaine, rappelant en particulier qu'elle avait participé à la décision de lancer un assaut contre Oussama Ben Laden au Pakistan. Martelant sa volonté de vaincre la groupe État islamique, elle a réaffirmé qu'elle excluait d'envoyer des troupes au sol en Irak et en Syrie.

(L'essentiel/AFP)

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