Tennis au Luxembourg – «Si le tournoi a lieu, ce sera en novembre»

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Tennis au Luxembourg«Si le tournoi a lieu, ce sera en novembre»

Directrice du BGL BNP Paribas Luxembourg Open, Danielle Maas assure, après une entrevue avec la WTA, que l'édition 2020 se tiendra au mieux en novembre, au lieu d'octobre.

Danielle Maas directrice du tournoi ne peut pas encore dire si le tournoi remporté par Otapenko en 2019 aura lieu en 2020.

Danielle Maas directrice du tournoi ne peut pas encore dire si le tournoi remporté par Otapenko en 2019 aura lieu en 2020.

L'essentiel: Quel pourcentage de chances a le tournoi d'avoir lieu cette année?

Danielle Maas: Je dirais que c'est du 50-50. Car pour le moment la WTA (Women's Tennis Association) nage un peu. Mais mercredi elle était formelle et voulait qu'il y ait un calendrier d'automne après l'US Open. Elle n'est pas prête à annuler. Mais personnellement j'ai le sentiment qu'on ne sait pas ce qui va se passer aux États-Unis. Pourra-t-on jouer après la deadline actuelle du 23 juillet? Y aura-t-il la possibilité de voyager en avion? Il y a beaucoup d'inconnues.

Ne craignez-vous pas qu'ils reprogramment d'abord les plus gros tournois?

Non, nous aurons une date c'est sûr. Si la WTA n'arrête pas la saison, nous aurons une date qui a 99% sera en novembre (NDLR: le tournoi se tient d'habitude en octobre). Nous avons aussi émis ce souhait. Mais il faut également que de notre part, l'État, le gouvernement ou la Ville de Luxembourg n'aient pas interdit à ce moment-là des organisations comme la nôtre, avec 2 000 visiteurs par jour. S'il y a la moindre recommandation défavorable, nous ne ferons pas de tournoi car la santé est plus importante. Nous devons suivre les conseils du gouvernement qui travaille très bien.

Y a-t-il un risque d'engager des frais et d'annuler au dernier moment?

Non. S'il n'y a pas de tournoi, il n'y a pas de très gros frais. Il y a certains frais d'organisation que nous allons essayer de gérer mais nous n'avons par exemple pas de frais de personnel car nous faisons tout bénévolement. S'il n'y a pas de danger pour la santé et que la WTA donne le feu vert, on fera le tournoi.

Est-ce plus difficile de contacter les joueuses dans ce contexte?

Cela ne complique pas, car malheureusement les joueuses ne jouent pas pour le moment. S'il y a sept ou huit semaines où elles peuvent jouer en fin d’année, on peut imaginer que ce sera même plus facile de les avoir que si leur calendrier est saturé.

Comment vivez-vous cette période de confinement?

Comme tout le monde, il y a une incertitude, une anxiété mais on a beaucoup de chance de vivre dans un pays comme le Luxembourg. On connaît beaucoup de monde qui vit dans d'autres pays comme aux États-Unis ou en Italie ou en France et je ne voudrais pas vivre ailleurs. Bravo pour ce qu'on fait dans notre pays.

Et concernant l'organisation?

Pour l'organisation on est privilégiés car on garde accès à notre bureau tous les jours car il est à la maison. On peut travailler tous les jours. Le tournoi n'est pas le plus important pour le moment. Mais on a une responsabilité vis à vis des sponsors des joueuses à devoir jouer.

Le tennis traverse une période compliquée...

C'est dur pour le tennis mais pour tous les sports. Regardez les Jeux olympiques, le football. Le tennis ne fait pas exception.

(Recueilli par Nicolas Martin/L'essentiel)

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