Course cyclisteSonny Colbrelli remporte un Paris-Roubaix de légende
Le coureur italien Sonny Colbrelli s'est adjugé dimanche la célèbre classique pavée, rendue dantesque par la pluie et la boue sur tout le parcours.

Sonny Colbrelli a remporté un sprint mettant aux prises trois néophytes de la course.
AFP/Francois lo PrestiLe Paris-Roubaix déplacé à l'automne a tenu toutes ses promesses, deux ans et demi après la précédente édition. La course cycliste, reportée puis annulée en 2020, et ajournée cette année pour cause de crise sanitaire, s'est déroulée sous un temps pluvieux, pour la première fois depuis 20 ans, proposant un spectacle que les plus jeunes ne connaissaient pas. Les coureurs sont arrivés sur le vélodrome de Roubaix maculés de boue, rendant parfois leur identification difficile.
À ce jeu, c'est Sonny Colbrelli (Bahrain-Victorious) qui a terminé vainqueur. Il a réglé le sprint à trois devant Florian Vermeersch (Lotto-Soudal) et Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix), qui découvraient tous l'épreuve. Le dernier nommé a semblé très fort durant la journée, au point de s'extraire de manière impressionnante du groupe des favoris à plus de 60 km du but. Accompagné de membres de l'échappée matinale, il a ensuite eu toutes les peines du monde à faire la jonction avec le leader, attendant le mythique secteur du Carrefour de l'arbre pour cela, à 16 km de l'arrivée. Trois costauds se sont donc disputé la victoire. De son côté, le Belge Wout van Aert (Jumbo-Visma), déjà peu fringant la semaine dernière au championnat du monde, a marqué le pas, alors qu'il avait fait de cette course un objectif. Il a terminé au sein d'un groupe de coureurs battus.
Chutes et crevaisons
Longtemps en tête, après avoir été membre de l'échappée du jour, l'Italien Gianni Moscon (Ineos) a subi une crevaison puis une chute spectaculaire dans les trente derniers kilomètres. Alors qu'il bénéficiait d'une avance confortable et semblait le plus fort, il a vu ses rivaux revenir à quelques encablures, relançant totalement la course qui lui semblait promise.
La course a été émaillée de nombreuses chutes et crevaisons, avant même le premier secteur pavé. La boue a en effet rendu les chemins du nord de la France très glissants. Une chute d'une moto de télévision a même créé un embouteillage sur un sentier étroit en fin de course, ralentissant le groupe de Wout van Aert. La course a été spectaculaire et pleine de rebondissements du début à la fin, rendant cette édition particulière inoubliable.
(jg/L'essentiel)