Etude au Luxembourg: Sueurs nocturnes ou poussées de fièvre «peuvent cacher un cancer»

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Étude au LuxembourgSueurs nocturnes ou poussées de fièvre «peuvent cacher un cancer»

LUXEMBOURG – «Il reste beaucoup de progrès à faire», avance la Fondation Cancer au moment de révéler, jeudi, les résultats d'une enquête sur les connaissances autour du cancer au sein de la population.

Nicolas Chauty
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Une étude, réalisée cette année par ILRES et impulsée par la Fondation Cancer, s'est intéressée aux connaissances des résidents du Luxembourg sur le cancer. «Ses symptômes et les moyens de le prévenir», précise Lucienne Thommes, directrice de la Fondation Cancer. «Les résultats montrent qu’il reste beaucoup de progrès à faire», avance la Fondation jeudi au moment de révéler les enseignements de l'étude.

«Environ un tiers des personnes interrogées ne peuvent d’emblée citer un symptôme du cancer», apprend-on d'entrée. Et le Luxembourg sur ce point est en recul par rapport à la précédente enquête de 2017, une personne sur cinq à l'époque était concernée. «Les signes de cancer les plus souvent cités sont des symptômes peu spécifiques comme la fatigue et l’asthénie, des douleurs diffuses ou encore la perte de poids. Plus de la moitié des personnes interrogées ignoraient que des troubles plus spécifiques comme les sueurs nocturnes ou les poussées de fièvre inexpliquées peuvent également cacher un cancer», détaille la Fondation Cancer.

Êtes-vous suffisamment informé sur le cancer?

Près d'une personne sur deux, 46% des sondés, croit que le cancer est une maladie héréditaire, rapporte l'étude. «On estime que l’hérédité intervient dans seulement 5 à 10% de tous les cas de cancer», répond la Fondation Cancer, même si effectivement «des facteurs héréditaires peuvent augmenter le risque de développer un cancer». Penser qu'il est héréditaire reviendrait à dire que le cancer «est un coup du sort inévitable», écrit le rapport, selon lequel «25% des personnes interrogées, majoritairement des femmes, sont convaincues qu'on ne peut pas prévenir le cancer».

Néanmoins, on constate que depuis 2017, les mentalités ont évolué face à l'alcool, «56% des sondés sont d'avis que même une consommation occasionnelle peut augmenter le risque de développer un cancer». Rappelons qu'en Europe, 7,1% des cancers sont une conséquence de l'alcool. Le tabac, lui aussi, est bien identifié comme étant un facteur de risque, mais les personnes interrogées cette année au Luxembourg sont davantage préoccupées par les facteurs environnementaux et la pollution.

Face au cancer, le système médical luxembourgeois est vu très positivement. «93% des patients interrogés ont confiance dans les médecins et sont étroitement associés à leur traitement», même si un quart des interrogés estiment «avoir été insuffisamment informés des effets secondaires possibles du traitement». «Moins les gens sont informés (…) moins il est vraisemblable qu’ils iront chez le médecin pour un contrôle», glisse la Fondation Cancer qui espère en tirer des enseignements.

Ilres/Fondation Cancer

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