Suivre une cure à l’étranger, prise en charge par la CNS, comment ça marche?

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Patients du LuxembourgSuivre une cure à l’étranger, prise en charge par la CNS, comment ça marche?

LUXEMBOURG/MONDE – Chaque année, quelques dizaines de patients assurés sociaux au Grand-Duché, partent suivre une cure à l’étranger, prise en charge par la CNS. Le motif médical doit être dûment justifié.

Nicolas Chauty
par
Nicolas Chauty

AFP

Mercredi, Steve* a pris la direction du Portugal pour tenter d’y soigner son alcoolisme. Dans nos colonnes il y a quelques jours, cet habitant du sud du Luxembourg avait confié son parcours poignant et ses difficultés à vaincre un mal quotidien qui a ruiné sa vie. Cette cure de six mois, près de Lisbonne, fait office de bouée de sauvetage, avec l’intérêt d’être loin de la maison pour toucher au but.

«Une cure à l’étranger ne peut être envisagée que si des soins spécifiques requis ne permettent pas le suivi d’une cure au Luxembourg», explique le ministère de la Sécurité sociale, joint par L’essentiel. Dans le cas de Steve, plusieurs thérapies suivies au Grand-Duché ces dernières années s’étaient effectivement avérées infructueuses.

UE, Islande, Suisse, Maroc…

«Nous disposons de trop peu de données pour répondre», notent les autorités quand il s’agit d’évoquer le coût d’une telle prise en charge, reste qu’elle est accessible à tous. En lien avec un médecin, le patient doit remplir une demande d’autorisation préalable d’un transfert à l’étranger et la transmettre à la CNS avant la cure. «Cette demande doit être motivée médicalement», précise le ministère de la Sécurité sociale et le lieu de la cure doit être agréé.

En 2022, 28 demandes ont reçu un avis favorable et 24 patients assurés sociaux au Luxembourg ont bénéficié d’une telle cure à l’étranger. En 2018, ils étaient 63, en 2020 53, des chiffres non négligeables. «La CNS, en tant qu’administration publique qui a pour mission le remboursement de frais, n’est pas chargée de mesurer les soins reçus d’un point de vue médical», précise le ministère à L’essentiel. Cela en reviendra au corps médical qui accompagne le patient.

Ces cures peuvent être suivies dans un pays membre de l’Union européenne, en Norvège, en Islande, au Liechtenstein, en Suisse, et dans un État avec lequel le Grand-Duché de Luxembourg est lié par une convention ou un accord bilatéral en matière de sécurité sociale. En l’occurrence «la Bosnie-Herzégovine, le Cap-Vert, le Maroc» ou encore «la Turquie».

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