E-réputationTalkwalker vise le marché américain
LUXEMBOURG - Depuis six ans, la start-up lancée au Luxembourg procure aux marques des données sur leur e-réputation.

Robert Glaesener, CEO de la société luxembourgeoise Talkwalker.
Editpress/Alain RischardComment ma marque est-elle perçue sur le web? Qu'en disent les forums et réseaux sociaux? Ma dernière campagne de pub a-t-elle séduit? À toutes ces interrogations, Talkwalker fournit des réponses en draguant sans relâche les profondeurs du web. 1 500 serveurs sont mobilisés à la tâche, capables de sonder quotidiennement un demi-milliard d'articles, de posts et de commentaires dans toutes les langues.
«Par rapport à la concurrence, notre force réside dans le fait de cibler avec précision les demandes des clients, explique Robert Glaesener, le CEO de la société. Nous avons créé des algorithmes qui permettent de collecter ce qui fait le plus sens pour les marques qui nous sollicitent». Moins de 10% de la clientèle de Talkwalker est luxembourgeoise, le reste s'établit en Europe. En attendant de s'attaquer aux États-Unis. Talkwalker vient en effet d'ouvrir une antenne new-yorkaise, qui emploie trois collaborateurs.
Une société conquérante
«Le marché américain est à la pointe, il faut y être présent. Autant pour avoir une proximité en termes de placements de services que pour être au contact des nouvelles tendances», détaille son CEO. La société Talkwalker avait vu le jour en 2009 au Technoport, sous l'impulsion de Thibault Britz et Christophe Folschette, ses deux fondateurs.
Depuis 2013, l'ancienne start-up timide s'est muée en société conquérante. Elle est désormais installée dans la capitale où travaillent une cinquantaine de salariés. Talkwalker ne cache plus ses ambitions: «Faire en sorte que, dans les deux ans, un tiers du chiffre d'affaires provienne du marché américain».
(Pierre Théobald)