«Tigre» et «Lucifer» de retour du désert
Jeudi, les pilotes de «Tigre» et «Lucifer» rentraient au bercail au terme du Raid 4L Trophy.
«Matthieu a perdu une roue dans un tunnel en Espagne», explique Olivier depuis une aire d'autoroute française. Les problèmes techniques sont survenus au retour: «Après des kilomètres de désert, on est fatigués, le matériel aussi».
Jeudi, à bord de leurs Renault 4L «Tigre» et «Lucifer», les étudiants luxembourgeois Matthieu Bauer et Olivier Faber rentraient du Raid 4L Trophy, un rallye humanitaire et sportif à travers les sables du désert marocain. Vincent Santer et Jacq-André Nguegan leurs copilotes les avaient déjà précédés.
Les souvenirs sont encore tout frais dans la tête: départ depuis Paris le 14 au bruit de la foule et des klaxons, direction l'Espagne puis le Maroc. «Déjà en France il y avait des 4L au bord de la route avec des équipiers la tête sous le capot et cela a duré tout du long».
La journée, c'est autoroute puis sable et cailloux. Et le soir, bourses au pièces pour réparer les voitures. «Certains avaient même apporté des châssis de rechange». Avant d'arriver à Merzouga, 58 tonnes de cartables débordant de cahiers, stylos, règles et de sacs de sport remplis de ballons, raquettes de badminton, rollers, pour les enfants marocains réparties entre 1 010 4L.
Les enfants eux «avaient préparé des dessins que nous avons pu emporter».
Les voiture allégées, on repart pour plus de sable et de cailloux. Du voyage, Olivier retiendra «les dernières traces de neige au sommet du col de Tichka» ou «le hors-piste à la carte et au compas où il ne servait à rien de suivre la voiture de devant», mais surtout «la solidarité entre les étudiants sur la route».
Séverine Goffin