Paquet suspect intercepté – Un colis piégé a failli se retrouver au Kirchberg

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Paquet suspect interceptéUn colis piégé a failli se retrouver au Kirchberg

Une douzaine de colis piégés ont été découverts quasi-simultanément mardi par les police européennes. L'un d'entre eux visait la Cour européenne de Justice.

Mardi soir, la police a détruit deux paquets suspects à l'aéroport d'Athènes, contenant des livres dans lesquels avaient été aménagé un espace pouvant contenir des explosifs, a indiqué la police. Les destinataires étaient Europol, basé aux Pays-Bas et la Cour européenne de justice au Luxembourg, ont indiqué des médias.

À peine quelques heures auparavant, un autre paquet explosif, posté en Grèce il y a deux jours, et adressé à la chancelière Angela Merkel, a été désamorcé à la chancellerie à Berlin, a annoncé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, mardi. Selon lui, l'engin explosif était semblable à un dispositif expédié à l'ambassade de Suisse à Athènes, qui a explosé mardi matin.

Aucune piste précise

Au total, en Grèce, depuis lundi, en comptant les deux plis détruits à l'aéroport, onze colis piégés ou suspects ont été interceptés. Ils étaient adressés à des ambassades, ainsi qu'au président français Nicolas Sarkozy. Trois d'entre eux (un lundi, et deux mardi à l'ambassade de Suisse et de Russie) ont explosé sans faire de victimes.

Selon une source policière grecque, les colis piégés interceptés en Grèce ont tous été postés lundi, et la police privilégie la piste d'un seul et même groupe. Les enquêteurs étaient toutefois bien en peine de désigner une organisation précise, dans un pays confronté à un militantisme extrémiste récurrent, s'incarnant dans divers groupes affichant des thèses d'extrême gauche ou anarchistes.

L'essentiel Online avec AFP

Ces événements interviennent dans un contexte social tendu, à quelques jours d'élections locales cruciales pour le gouvernement socialiste qui mène un programme d'austérité très impopulaire pour tenter de juguler la dette abyssale de la Grèce, en échange de l'aide financière de la zone euro et du FMI. M. Papandreou est allé jusqu'à laisser planer la menace d'élections législatives anticipées si le résultat du scrutin devait se traduire par un désaveu des réformes en cours. "Je me bats pour que le pays évite la banqueroute, j'ai assumé des responsabilités historiques", a-t-il dit.

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