Automobile – Un «motorgate» chez Renault-Nissan-Dacia?

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AutomobileUn «motorgate» chez Renault-Nissan-Dacia?

De nombreux consommateurs ont décidé de mener une action en justice, après des problèmes sur des moteurs essence utilisés par plusieurs marques du groupe Renault.

Le moteur 1.2 TCe équipe quelque 400 000 véhicules du groupe Renault.

Le moteur 1.2 TCe équipe quelque 400 000 véhicules du groupe Renault.

AFP

Après le «dieselgate», le «motorgate»? De nombreux consommateurs, touchés par la panne subite de leur moteur Renault, ont décidé de se rassembler en vue de mener une action collective en justice, indiquent plusieurs médias. L'affaire remonte en 2019 et concerne le moteur essence 1.2 TCe chez Renault, Nissan et Dacia, qui équipe près de 400 000 véhicules en France.

Malgré une mise en demeure de l'association «UFC-Que Choisir» et de nombreuses plaintes, les industriels ont fait le choix de gérer les dossiers au cas par cas, plutôt que d'effectuer un rappel massif et régler le problème d'un point de vue technique.

«Une faute lucrative»

Le moteur 1.2 TCe, produit en Espagne et au Royaume-Uni, se retrouve sous le capot d'une douzaine de modèles, par exemple les Clio 4, Mégane 3, Kadjar et ­Kangoo 2 chez Renault, Duster, Dokker et Lodgy chez Dacia, Juke et Qashqai 2 chez Nissan et Citan chez Mercedes. De nombreux propriétaires de véhicule dénoncent une surconsommation d'huile, une perte de puissance et dans certains cas la casse du moteur, le plus souvent à partir de 50 000 km.

«Renault a calculé qu'il était plus rentable de les laisser à leur triste sort plutôt que de remplacer leurs moteurs, c'est une faute lucrative», a estimé dans Le Journal du dimanche Me Christophe Lèguevaques, l'avocat chargé de représenter les plaignants, qui pourrait lancer ce mardi une action conjointe en justice.

(pp/L'essentiel)

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