Essai auto – Un Sandero attractif, qui s'embourgeoise

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Essai autoUn Sandero attractif, qui s'embourgeoise

Le best-seller low cost de la marque roumaine se rapproche un peu plus des généralistes, grâce à de nouveaux équipements ou options.

Il a fallu attendre huit ans pour découvrir un nouveau Sandero.

Il a fallu attendre huit ans pour découvrir un nouveau Sandero.

La 3e génération de Sandero, voiture particulière la plus vendue en Europe depuis 2017, coche toutes les cases pour faire perdurer la success-story. Avec des dimensions quasi identiques, l'ensemble est mieux proportionné avec des lignes plus galbées, une calandre plus affirmée et une nouvelle signature lumineuse en Y. Le tout gomme l'allure «cheap» pour un style plus passe-partout.

Sandero conserve son habitabilité généreuse mais aussi ses plastiques durs, serrage des coûts oblige. Pour autant, on entre dans une nouvelle ère. Tableau de bord panoramique, bouches d'aération horizontales, ergonomie améliorée, accoudoir, volant réglable en profondeur ou encore nouveau mécanisme de réglage en hauteur du siège conducteur… Là aussi, la sensation d'être à bord d'une low cost tend à s'effacer.

Une conduite aisée en ville

Fini le diesel, voici trois blocs essence 3 cylindres, 1 L: 65 ch, turbo 90 ch et LPG 100 ch. La nouvelle boîte mécanique 6 rapports se montre plutôt maniable, bien étagée même si un peu longue à la relance. Le 90 ch ne manque pas d'allant, mais peut se révéler gourmand dans des passages soutenus. Les performances et le confort global restent modestes, mais plus que corrects.

Selon les finitions, Sandero embarque une direction à assistance électrique, qui a le mérite de permettre d'évoluer aisément en ville. On regrettera simplement le peu de retour de sensations. D'autres équipements ou options font leur apparition et contribuent à rapprocher le véhicule de modèles généralistes: assistance au freinage, frein à main électrique, freinage automatique d'urgence ou encore aides au parking avant. Au final, ce Sandero s'embourgeoise, tout en restant attractif au niveau des tarifs: moins de 15 000 euros dans sa version de série la plus aboutie.

(Mathieu Vacon/L'essentiel)

Du LPG pour réduire les émissions

Dérivé du TCe 90, avec dix chevaux de plus, le bloc «Eco-G» alimenté en gaz de pétrole liquéfié (LPG) et essence est la nouvelle alternative sur Sandero. Deux réservoirs (50 l d'essence, 40 l de LPG) offrent une autonomie de 1 300 km. Dacia avance une consommation de 6,9 l/100 km en mode GPL - un peu élevé, mais le coût à la pompe est moindre - et 5,3 l/100 km en mode essence. Cette bicarburation est proposée au même prix que celui de l'essence pure, avec un volume de chargement égal, mais sans roue de secours.

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