Un show au Luxembourg juste après le diagnostic d'une tumeur au bras

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Concert de Disturbed à la RockhalUn show au Luxembourg juste après le diagnostic d'une tumeur au bras

ESCH-BELVAL – David Draiman et son groupe Disturbed devaient faire leur retour au Grand-Duché, lundi à la Rockhal, où chacun de leurs passages est un triomphe. Voici l'entretien accordé avant l'annonce de l'annulation du concert.

Recueilli par Cédric Botzung
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Recueilli par Cédric Botzung

Instagram/Disturbed/Britt Bowman

- L’essentiel: Bonjour David, vous avez le bras plâtré, que se passe-t-il?

David Draiman: Je me dois d’être honnête là-dessus. J’avais des douleurs au bras droit, ces dernières semaines. On m’a diagnostiqué une tumeur au radius. On vient de me la retirer et j’attends d’en savoir plus. Heureusement, cela ne devrait pas impacter la tournée européenne. Si Dave Grohl est capable de faire une tournée entière assis et la jambe dans le plâtre, je dois pouvoir faire la même chose avec un bras plâtré.

- Avant la pandémie, vous aviez joué trois fois en quatre ans au Luxembourg. Vous en souvenez-vous?

Oh oui, je n’ai jamais besoin d’excuse pour revenir au Luxembourg. J’aime ce pays, la ville est l’une des plus belles d’Europe, j’aime la cuisine et les différentes facettes de sa culture.

- Un an après votre dernier show, tout s’est arrêté. Comment avez-vous géré cette période?

En tant qu’être humain, j’étais comme beaucoup de monde, à lutter contre ce virus qui nous tuait. Ce fut difficile pour tout le monde, certains perdaient la tête. Il était aisé de se perdre dans les méandres d’Internet et de tomber dans les théories conspirationnistes. Les gens sont devenus plus divisés que jamais, plus agressifs.

- Tout cela a inspiré l’écriture de votre dernier album, «Divisive»?

À plusieurs niveaux, oui. Nous avons eu du mal à redémarrer, l’énergie était négative pendant cette période. Mais la musique, les concerts et la vie sont revenus. L’important était de pouvoir se réunir à nouveau dans un même lieu, sans avoir peur de l’autre, sans politique, sans divisions, sans couleur de peau, etc…

- Quand avez-vous commencé à le composer?

Probablement en novembre 2021, je dirais. Juste après avoir repris une petite tournée de festivals aux États-Unis. Nous sommes à nouveau redevenus pro-actifs à ce moment-là. Je devais aborder tous ces sujets, la musique reste une forme de thérapie. Cela a beaucoup aidé.

- Musicalement, l’album est plus puissant, comme un retour aux sources.

Carrément, nous avons aimé revenir à un son plus lourd. On s’est beaucoup amusé avec ce côté agressif du son. Ce sont des chansons qui s’adaptent bien au live.

- Vous avez travaillé avec un nouveau producteur, Drew Fulk. Comment cela s’est-il passé?

Fantastique, c’est quelqu’un de très talentueux. Nous sommes chanceux d’avoir eu cette opportunité. Je le recommanderais à n’importe quel groupe.

- Vous avez aussi invité Ann Wilson sur «Don’t Tell Me». La première collaboration de Disturbed?

Oui, c’était la toute première fois et ce fut une belle façon de le faire. Nous avons eu la chance de faire ce duo avec l’une des plus grandes chanteuses de tous les temps. C’est un grand honneur, et c’est encore surréaliste pour moi. Nous avons tourné le clip, c’est une de mes chansons favorites de l’album et ce devrait être notre prochain single d’ici à la fin de l’été. Et cela m’a donné envie de faire d’autres collaborations, de m’ouvrir davantage.

- Comment se passe la tournée jusqu’ici?

C’est génial, les salles sont blindées, c’est une superbe cérémonie, soir après soir. J’ai hâte de poursuivre cela en Europe. Nous avons été éloignés trop longtemps, et nous avons besoin de rappeler pourquoi nous sommes qui nous sommes. Et nous avons hâte de transposer les nouvelles chansons sur scène.

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