Un trafic mondial de fausses cartes bancaires

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Un trafic mondial de fausses cartes bancaires

La justice belge a annoncé jeudi le démantèlement d'une organisation criminelle spécialisée dans la copie de cartes bancaires à l'échelle internationale.

Les données récoltées par les escrocs sont placées sur des cartes vierges qui sont utilisées pour vider les comptes des clients à leur insu. (dr)

Les données récoltées par les escrocs sont placées sur des cartes vierges qui sont utilisées pour vider les comptes des clients à leur insu. (dr)

La bande,essentiellement composée de Roumains, agissait "au niveau mondial", précise un communiqué du parquet fédéral belge. Roumanie, Italie, Allemagne, Irlande, Angleterre, Espagne, Turquie, aux Pays-Bas et à Chypre, les victimes viennent de partout.

Dans le reste du monde, des délits ont été commis au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en République dominicaine et au Maroc, selon le communiqué.

Technique de "skimming"

Lors de 34 perquisitions effectuées mercredi par 250 policiers dans six pays (Belgique, Roumanie, Allemagne, Espagne, Irlande et Royaume-Uni), 15 personnes ont été interpellées, dont sept en Belgique, six en Roumanie et deux en Espagne).

L'enquête avait démarré en mars lorsque la société spécialisée dans le paiement électronique Atos Worlwide, dont le siège est à Bruxelles, a signalé des retraits d'argents à l'étranger à l'aide de cartes bancaires copiées dans un distributeur en Belgique. Selon l'enquête, les membres de la bande utilisaient un petit appareil placé sur l'ouverture du distributeur automatique pour copier les données de la bande magnétique de la carte. Une caméra miniature permettait de filmer le code d'accès de l'utilisateur. La technique est connue sous le nom anglais de "skimming".

Une fois croisées, ces données était placées sur des cartes vierges, utilisées pour vider les comptes des clients à leur insu. Si le montant total de la fraude n'a pu encore être déterminé, le parquet souligne qu'en un week-end, "plusieurs centaines de milliers d'euros" ont pu être retirés dans divers pays au moyen de données de cartes copiées à Sydney.

lessentiel.lu avec AFP

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