Infections nosocomiales«Une avancée pour le droit des patients»
LUXEMBOURG - Rendu le 31 janvier, l'arrêt de la Cour de cassation sur les infections nosocomiales change la donne.

L'infection nosocomiale est une maladie contractée durant un séjour dans un établissement de santé. (editpress)
Avant le 31 janvier, un patient atteint d'une maladie nosocomiale après une hospitalisation devait prouver la faute de l'hôpital. «Cela n'arrivait pas, nous n'avons jamais obtenu satisfaction», se souvient Michèle Wennmacher, psychologue à la Patientevertriedung.
Avec l'arrêt de la Cour de cassation condamnant le Centre hospitalier de Luxembourg à indemniser les parents d'un nouveau-né atteint d'une infection nosocomiale, la donne a changé. «C'est à l'hôpital de prouver qu'il n'a pas commis de faute», se réjouit Michèle Wennmacher, qui considère «cet arrêt comme une avancée pour le droit des patients».
Au CHL, un porte-parole assure que «l'hôpital a déjà déployé des moyens importants pour lutter contre les infections nosocomiales: mesures des infections, prévention de l'apparition d'infections, comité de prévention, etc.».
Quant à l'impact pour le CHL, «il sera à mesurer dans les semaines et les mois à venir. Mais on peut déjà dire que cet arrêt aura un impact financier important, ne serait-ce que pour financer des moyens de prévention ou les primes d'assurance qui ne manqueront pas d'augmenter», assure le porte-parole.
Au Luxembourg, en moyenne, 2,5% des patients hospitalisés souffrent d'une maladie nosocomiale.
(Patrick Théry)