À 220 ansUne cure de jouvence pour les Émaux de Longwy
LONGWY - En dépôt de bilan il y a trois ans, la faïencerie de Longwy, qui compte parmi les plus grandes maisons de savoir-faire français, s'est lancée dans de nouveaux défis.

Les émaux de Longwy s'offrent une cure de jouvence pour leurs 220 ans.
AFPLa manufacture des Émaux de Longwy 1798 relève la tête. La faïencerie, qui compte parmi les plus grandes maisons de savoir-faire français, a pourtant bien failli ne pas voir ses 220 ans, qu’elle fête cette année. Placée en dépôt bilan en juin 2015, l’entreprise a finalement été reprise et la quarantaine d'employés conservés, six mois plus tard, par la société Emblem.
«Nous avons beaucoup travaillé pour redynamiser, renouveler les créations et les collections afin de renouer avec le passé prestigieux de cette maison. Elle devrait être l’équivalent d’un Daum ou d’un Baccarat», dit Martin Pietri, son président.
Prêt à ouvrir en Chine et en Russie
Exemple de cette volonté, le travail avec des créateurs issus de l’univers du graf ou des réseaux sociaux, comme Instagram. «Nous n’avons pas encore trop touché aux prix. Les boules coloniales, iconiques, se vendent entre 2 500 et 17 000 euros, mais on est devenus plus exclusifs sur les nouveautés», dit Martin Pietri. Les huit pièces «Africa Queen» par Nicolas Blandin et la centaine d’œufs de Pâques en série limitée de l’artiste belgo-luxembourgeoise Catherine Lhoir se sont rapidement écoulés.
Un million d’euros ont été injectés en deux ans, d’autres investissements étant prévus dans l’outil de production et en matière commerciale. Les Émaux se tournent aussi vers l’international, avec un concept store prêt à ouvrir en Chine, avant un autre en Russie. Des démarches sont aussi entamées aux États-Unis et au Moyen-Orient.
Une journée portes ouvertes est organisée mercredi, de 10 à 17h.
(Mathieu Vacon/L'essentiel)