Sur YouTube – Une héritière du porno se confesse

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Sur YouTubeUne héritière du porno se confesse

Liberty Bradford Mitchell, la fille d’un producteur de porno, raconte son enfance hors du commun parmi les hardeurs et les films X.

C’est une vidéo qu’elle a publiée cette semaine sur You­Tube qui a mis en lumière le parcours atypique de cette mère de famille. À 42 ans, Liberty Bradford Mitchell est l’enfant d’Artie ­Mitchell qui, avec son frère Jim, comptait parmi les plus célèbres producteurs érotiques de l’Amérique des années 1970. Le duo gérait son business ­depuis un club de strip-tease et un cinéma à San Francisco.

«À l’âge de 3 ou 4 ans, mon père et ses acolytes passaient en revue le tournage d’un nouveau film, raconte-t-elle. J’étais assise à côté de lui dans la ­salle. Pour jouer, je l’imitais en train d’analyser la projection. Un des gars s’en est ému. Mon paternel a répondu que je ne savais pas ce que je regardais: c’était un plan serré sur un pénis et un vagin en plein coït. Pour moi, c’était aussi courant que de regarder "La petite ­maison dans la prairie" à la télévision, après l’école».

Déniaisée très jeune

Les anecdotes de cet acabit jalonnent la jeunesse de cette héritière du hard. «Je devais cacher l’activité familiale et dire que mon papa était pêcheur». Au San Francisco Chronicle, elle explique que ses parents avaient été hippies et s’étaient gavés d’acides avant de devenir millionnaires grâce à l’industrie du sexe. «J’ai été déniaisée très jeune. D’ailleurs, c’est une actrice porno qui m’a donné mon premier cours d’éducation sexuelle», assure-t-elle. Au commerce de longs métrages s’ajoutait le trafic de drogues.

Cela a conduit à l’assassinat d’Artie Mitchell quand sa fille avait 20 ans. Le témoignage de Liberty Mitchell, certes exceptionnel, traduit à sa manière l’évolution­ de la perception occidentale de la sexualité au cours de ces quarante dernières ­années. Forte de ce patrimoine hors du commun, l’héritière débutera en mars un one-­woman-show en Californie. Elle prévoit aussi de publier ses mémoires.

(L'essentiel Online/Emmanuel Coissy)

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