Au Luxembourg – Une «manipulation inacceptable» de l'index

Publié

Au LuxembourgUne «manipulation inacceptable» de l'index

LUXEMBOURG – L'actuelle base de calcul de l'indexation pose problème à l'ULC, qui déplore notamment le fait que toutes les hausses de prix ne soient pas prises en compte.

L'ULC demande à ce que la nouvelle taxe CO2 soit prise en compte dans le calcul de l'indice.

L'ULC demande à ce que la nouvelle taxe CO2 soit prise en compte dans le calcul de l'indice.

DPA

L'Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) redoute que l'évolution actuelle des prix, soit le signe d'une éventuelle tendance inflationniste au Luxembourg. Dans son communiqué, publié lundi matin, elle exige la protection du pouvoir d'achat des citoyens.

L'ULC se base sur les données du Statec, selon lesquelles la spirale inflationniste s'est à nouveau enclenchée. D'après l'Union, cela touchera en particulier les petits et moyens salaires, ainsi que les retraités. Les prix ont à nouveau augmenté, principalement en raison de la nouvelle taxe CO2, appliquée sur les prix des carburants, depuis le 1er janvier dernier. Les prix de l'énergie ont grimpé de 11% au cours du mois écoulé. Le prix du diesel a, à lui seul, déjà été augmenté neuf fois depuis le début de l'année. Mais les denrées alimentaires et les services ont également vu leurs prix grimper ces derniers temps.

«Tenir compte de toutes les hausses de prix»

L'ULC critique notamment le fait que la taxe CO2 soit neutralisée dans le panier de la ménagère et ne soit pas prise en compte dans le calcul de l'ajustement, à l'inflation des salaires, des traitements et des pensions. «Pour l'ULC, cette manipulation de l'indexation est inacceptable. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement de tenir compte intégralement de toutes les hausses de prix dans l'indice», comme le souligne l'ULC, dans son communiqué.

En raison de la crise du coronavirus, et de l'augmentation du chômage et du chômage partiel qui en découlent, de nombreux salariés ont vu une partie non négligeable de leurs revenus, et donc de leur pouvoir d'achat, baisser. «L'ULC tient à avertir le gouvernement que les consommateurs ne pourront pas indéfiniment supporter des charges plus lourdes pour des revenus moindres. Une telle politique conduirait inévitablement à une crise sociale», précise l'ULC.

(sw/L'essentiel)

Ton opinion