Guerre en Ukraine – Volodymyr, 13 ans, a  survécu, mais pas son cousin de 6 ans

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Guerre en UkraineVolodymyr, 13 ans, a  survécu, mais pas son cousin de 6 ans

Dans un hôpital pour enfants de Kiev, rencontre avec un enfant  de 13 ans touché par des tirs à la mâchoire, aux bras, au dos et aux jambes. Son père et son cousin ont perdu la vie dans l’attaque. 

Volodymyr, 13 ans, a été gravement blessé au visage.

Volodymyr, 13 ans, a été gravement blessé au visage.

AFP

Les horreurs de la guerre en Ukraine peuvent se lire dans les yeux du petit Volodymyr, 13 ans, allongé sur un lit de l’hôpital pour enfants d’Okhmatdyt à Kiev, avec son ballon vert en forme de chien. Son père et son cousin ont tous les deux été tués quand leur voiture a été criblée de balles, à peine deux jours après le début de l’invasion russe. Touché à la mâchoire, au dos, au bras et à la jambe, Volodymyr a miraculeusement survécu.

«Il ne peut toujours pas marcher, mais les médecins lui ont dit que ce serait pour bientôt», explique sa mère, Natalia, 34 ans, exténuée par les événements. Avant la guerre, comme nombre de jeunes adolescents de son âge, il aimait jouer sur son téléphone et promener leur chien, raconte-t-elle.

«On ne savait pas très bien qui tirait»

Aujourd’hui, le voilà cloué dans un lit d’hôpital. Une grosse balafre remonte de sa mâchoire jusqu’à une mèche de cheveux teints en blond qui tombe sur son visage. Il murmure péniblement qu’il va «bien». Sur une photo montrée à des journalistes de l’AFP sur un téléphone portable, on y voit sa blessure au niveau du visage lorsqu’il a été secouru.

Le 26 février, deux jours après le début de l’invasion russe, la Lada bleue familiale a été prise dans une fusillade entre des éléments russes qui tentaient d’entrer dans la capitale et les forces ukrainiennes. «On ne savait pas très bien qui tirait», raconte Natalia. «Mais quand les tirs ont cessé, on a compris qui était derrière tout cela. Ils seront punis», enrage-t-elle, en se frottant nerveusement le bras. La maman, elle, n’a été que légèrement blessée. «Mes blessures guériront. Mais je ne peux faire revenir ni mon mari, ni mon neveu. Il n’avait que six ans», souffle-t-elle.

AFP

Des enfants pris en étau

Le personnel soignant se dit hanté par le souvenir des victimes de ces attaques. Comme cette mère qui a fait rempart avec son corps pour protéger sa petite fille d’un mois lors d’une frappe sur son immeuble. Les médecins ont retiré plusieurs éclats d’obus de sa chair.

Ou ce garçon de 4 ans qu’on avait amené, blessé, sur une civière. Ou encore, cette fille de 6 ans, touchée aux jambes dans une attaque à Gostomel, une ville située au nord-ouest de Kiev, qui a tué sa mère. «C’est difficile psychologiquement et moralement, car il s’agit d’enfants», souligne la pédiatre Svitlana Onysko.

(AFP)

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