Infractions routièresVotre permis de conduire devient fragile
LUXEMBOURG - C'est ce lundi 1er juin qu'entre en vigueur le nouveau barème de points pour sanctionner plus sévèrement les infractions au volant.

Le projet de loi alourdissant les sanctions, voté à la Chambre fin avril, entre en vigueur ce lundi 1er juin et avec lui un certain nombre de mesures répressives.
EditpressCe lundi 1er juin 2015 marque un tournant dans la volonté du gouvernement luxembourgeois d’œuvrer pour la sécurité routière. Le projet de loi alourdissant les sanctions, voté à la Chambre fin avril, entre en vigueur et avec lui un certain nombre de mesures répressives. Ainsi votre permis de conduire va s'en trouver fragilisé et peut vous être retiré dans la même semaine, si l'on caricature un peu.
Allez, forçons le trait volontairement: mardi, vous n'êtes pas en avance pour aller chercher votre enfant à l'école. Au volant, vous prenez votre téléphone pour prévenir l'établissement et oubliez de boucler la ceinture. Voilà déjà quatre points (deux et deux) qui s'envolent contre un seul auparavant pour les mêmes infractions. Jeudi, après avoir été bloqué dans les bouchons de longues minutes sur le chemin du travail, vous décidez d’accélérer un peu. Pas grand-chose, estimez-vous, mais juste assez pour flirter avec le petit excès de vitesse. La patrouille de police qui vous arrête vous retire encore quatre points, contre deux auparavant.
Les amendes se durcissent aussi
Il reste alors quatre points sur votre permis de conduire si vous aviez la chance d'en avoir encore douze. C'est le moment de bien réfléchir avant de prendre le volant après la soirée du week-end. L'alcool au volant, au-dessus de 0,8%, est désormais sanctionné de quatre points de retrait sur le permis de conduire, contre deux auparavant. Ce sera même six points au-dessus de 1,2%.
Et on ne parle ici que des points retirés sur le permis, pas des amendes qui elles aussi se durcissent pour toutes ces infractions. Le mieux, c'est de faire attention, surtout à soi-même et aux autres. À bon entendeur...
(Nicolas Chauty/L'essentiel)